Monnaie locale : en Charente, la Bulle s'éclate
Maxime Giraudeau, à Angoulême
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monnaie locale La Bulle Angoulême
Maxime Giraudeau
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monnaie locale La Bulle Angoulême
Maxime Giraudeau
Arpenter le marché d'Angoulême sans la remarquer, ce serait demeurer le nez en l'air, collé à la charpente métallique du 19e siècle. Car, dès que le regard navigue dans les travées commerçantes, elle interpelle. La "Paëlla Anderson" est préparée par Brice Cardonna et relève des curiosités du lieu. Une spécialité généreusement vantée par le restaurateur des halles, bien plus qu'une petite monnaie dont le pictogramme cherche sa place entre la caisse et la tirelire. Combien de clients payent en Bulle chaque semaine ? "Pas beaucoup !", coupe court un de ses collègues. Deux, trois peut-être. "Mais si le marché ne le fait pas, ça craint ! On représente quand même les produits locaux !", mobilise le patron.
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C'est, depuis le tournant des années 2010, le rêve entrepris par des monnaies locales complémentaires (MLC) que de proposer une alternative à l'euro par des devises locales favorisant le commerce de proximité. A Bordeaux, avec la Miel, au Pays basque, avec l'Eusko, et ailleurs, elles sont environ 80 aujourd'hui dans le pays, dont la Bulle, représentante charentaise en cours de déploiement sur tout un département et ses centres urbains. Celle-ci est pensée depuis 2014 au sein de l'association Poivre MLC, avant d'être lancée en mars 2019. Et qui, avec quelques 150.000 Bulles en circulation (soit autant d'euros), ne symbolise encore qu'une coloration imperceptible de l'économie

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