Pourquoi le centre INRIA Côte d’Azur adhère au Canceropôle PACA
Maëva Gardet-Pizzo
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Universités, hôpitaux universitaires, centres de lutte contre le cancer, organismes publics de recherche (CNRS, Inserm)... Jusqu'alors, le Canceropôle PACA - né, comme ses 7 homologues nationaux, du Plan cancer national dans les années 2000 pour propulser les recherches et innovations anti-cancers du territoire - comptait huit membres fondateurs. Le 4 février, journée mondiale de lutte contre le cancer, un neuvième s'est ajouté à la liste : le centre INRIA (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique) Côte d'Azur, basé à Sophia Antipolis.
« L'entrée de l'Inria au sein du Canceropôle est une opportunité extraordinaire, pour toute notre communauté de chercheurs en cancérologie, de propulser ses recherches grâce à de nouvelles collaborations avec les chercheurs de l'Inria, dont l'expertise est reconnue internationalement » se réjouit Pascal Barbry, Président du Canceropôle Provence‐Alpes‐Côte d'Azur. Expertise qui englobe à la fois l'imagerie biologique et médicale, la modélisation, la fouille de données ou encore l'intelligence artificielle ; ces technologies nourrissant de nombreux espoirs pour la compréhension des cancers et leur prise en charge.
Pour autant, c'est la première fois qu'un centre INRIA adhère à un Cancéropole. Et si cela se produit en Côte d'Azur, c'est parce que le centre de recherche local est particulièrement engagé sur le sujet de la santé, cancer notamment. Et ce, depuis une bonne trentaine d'années.
« Dans les années 1990, notre centre était pionnier en matière d'imagerie médicale numérique, de médecine numérique, de détection des tumeurs à l'aide d'outils algorithmiques », raconte Maureen Clerc, directrice du centre INRIA Côte d'Azur. Puis la science évoluant, de nouvelles données, beaucoup plus riches, nourrissent algorithmes et modèles mathématiques qui deviennent de plus en plus performants.
Maëva Gardet-Pizzo