LA TRIBUNE - Unikalo, fondée en 1936 puis rachetée en 1977 par Serge Pestourie, cherche de longue date à réduire l'impact environnemental de ses process, et en a fait un marqueur de différenciation. Comment cet enjeu s'est-il traduit au fil des années ?
Fabrice SANTAMARIA - Au début des années 80, nous avons été les premiers à proposer des peintures en poudre sans biocide, livrées dans des boîtes cartonnées, pour que les peintres fabriquent eux-mêmes la seule quantité de peinture dont ils avaient besoin. A cette époque, 95 % des peintures disponibles sur le marché étaient à base de solvants, fabriquées avec du white spirit, et nous avons décidé de lancer des peintures à l'eau pour les sols ; puis plus tard nous avons lancé une peinture à l'huile de chaux, qui s'est imposée comme une gamme de référence dans le bâtiment. Notre stratégie a toujours été de nous concentrer sur des secteurs de niche, en poussant toujours plus notre R&D vers l'usage de produits plus naturels. C'est ce qui nous permet aujourd'hui de répondre sans difficultés aux exigences environnementales.
Depuis quand utilisez-vous des matières premières biosourcées dans vos peintures ?