INFOGRAPHIE. Organiser la filière de la chimie biosourcée, pour davantage tirer profit d'une ressource abondante en Nouvelle-Aquitaine : c'est la mission confiée par la Région au cluster néo-aquitain ACD (Aquitaine chimie durable). Avec pour défi majeur à relever, le déploiement de bioraffineries capables de transformer les ressources locales.C'est un des objectifs du Plan de relance néo-aquitain adopté en octobre 2020 par le conseil régional : structurer une filière régionale de la chimie biosourcée, pour miser davantage sur une ressource locale que l'on sait abondante. Un vaste chantier, tant les acteurs concernés interviennent dans différents secteurs et à divers stades de transformation des matériaux, que la Région a confié au cluster ACD Nouvelle-Aquitaine.
Recrutée par ACD pour le mettre en œuvre, Elodie Lacassagne a commencé par dresser le panorama des acteurs avant d'en sonder une quarantaine pour mesurer leurs besoins. Elle fait aujourd'hui état d'un tissu régional de plus de 120 industriels impliqués, de près ou de loin, dans la transformation ou l'utilisation de produits chimiques d'origine biosourcée, et d'une trentaine de laboratoires scientifiques et techniques.
Cartographie dynamique
"Cette cartographie, qui n'est pas exhaustive, illustre une activité importante dans la région", souligne-t-elle auprès de La Tribune, rappelant que quelques industriels locaux se sont déjà fait un nom à l'international en misant de longue date sur le biosourcé (Silab, DRT et Berkem, notamment).
Et si "le secteur de la cosmétique est aujourd'hui celui qui utilise le plus de produits biosourcés", car le plus mature en la matière, d'autres émergent depuis quelques années avec une demande exponentielle. "C'est le cas notamment des secteurs peintures, détergents et polymères ou encore des biosolutions, pour qui les besoins s'annoncent potentiellement très importants", rappelait-elle début décembre lors d'un webinaire organisé sur le sujet par, entre autres, ADI-NA et ACD.