Après le véhicule électrique, Venturi peut-il réussir dans le spatial (et fournir la NASA et Space X) ?
Laurence Bottero
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On sait qu'en matière d'innovation, l'approche en silo n'a plus raison d'être et que tout se nourrit de tout. Et ce qui semble valoir pour la mobilité propre sur terre, valoir aussi pour le domaine spatial. C'est tout au moins la réflexion qui pousse le groupe Venturi, originaire de Monaco, à se diversifier de l'automobile au spatial, de la terre au ciel, en créant Venturi Lab.
Basée en Suisse, elle naît de l'alliance entre Gildo Pallanca Pastor - qui a donné vie à Venturi dans les années 2000, s'intéressant alors à un sujet de disruption : le véhicule électrique - et Antonio Delfino, docteur en physique qui a surtout passé 25 ans au sein de Michelin, plus précisément au sein du service « Recherche et technique ». Parmi ses faits d'armes, avoir été l'initiateur et le co-fondateur de la première pile à combustible pour le groupe français.
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Venturi qui donc compte faire bénéficier le domaine spatial et ses acteurs, de son expertise développée dans la mobilité électrique. Il est certain que dans les années 2000, le sujet d'une propulsion qui ne soit pas basée sur les énergies fossiles était tout juste en train d'éclore et que beaucoup restait à prouver pour imaginer un passage dans le transport quotidien. C'est notamment ce qui a poussé Venturi à participer à l'aventure du Global Challenges, dont le but était de tester précisément l'autonomie et les capacités de l'électrique, une première fois en 2010, de Shanghai à Paris, puis en 2012, de Nairobi à Johannesburg. C'est aussi les tentatives de record de vitesse menées aux Etats-Unis avec une voiture ressemblant véritablement à une fusée pour prouver encore une fois les capacités de l'électrique poussé dans des conditions extrêmes. Ce qui est aussi l'objectif d'Antartica, ce véhicule monté sur chenilles, né en 2015. Un véhicule conduit grâce à un joystick et qui, comme son nom l'indique, a été conçu pour se mouvoir en Antartique. Soit dans des zones extrêmement froides, pouvant atteindre jusqu'à -70°. Un engin qui, depuis décembre dernier et dans sa nouvelle mouture, équipe la station polaire Princess Elisabeth. Grâce à la propulsion électrique, il évite ainsi de perturber l'écosystème et sert à mener différentes missions scientifiques dont la maintenance de stations météorologiques ou la station belge d'observation atmosphérique, située à 2.300 mètres d'altitude.
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