Grâce à Accor, OSol entre à Roland-Garros (et co-invente le bureau de demain)
Laurence Bottero
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Roland-Garros c'est la référence tennistique, le mythe et ici une façon de montrer que l'on peut parfaitement installer son bureau à quelques mètres des plus célèbres cours de terre battue sans que cela ne soit ni compliqué, ni impossible technologiquement.
L'idée, venue de Wojo, est de démontrer que le bureau peut s'installer partout, dans n'importe quelle configuration, lieu, environnement. Une preuve par l'exemple qui prend la forme d'une expérimentation menée durant 4 jours, jusqu'au 20 mai, au cœur du stade parisien. Avec l'objectif de ne pas simplement s'arrêter à l'expérience mais de secouer les mentalités. Car il en va de l'avenir du bureau et plus globalement de l'immobilier tertiaire.
D'ailleurs Wojo en est lui-même l'exemple, étant l'entité du groupe Accor dédiée au coworking. La preuve que le secteur immobilier réfléchit depuis longtemps déjà à son devenir, mais pour le faire savoir il faut frapper fort. Dans l'aventure, Wojo embarque O'Sol. La startup, installée à Cannes, s'est faite connaître pour ses solutions de fourniture d'énergie nomade et éco-responsables, autrement dit des batteries solaires. Et le nomadisme en immobilier tertiaire est typiquement l'un des sujets qu'elle adresse. Au point d'avoir déjà participé à d'autres expériences comme créer un bureau dans les montagnes des Pyrénées. Le bureau de demain c'est aussi l'un des sujets de prédilection de son CEO, Maxime Cousin. Pour qui l'enjeu majeur est certes celui d'un nouveau bureau, mais bien plus celui de l'attractivité des talents. Une course aux compétences qui se tend. « L'attractivité des talents est le sujet majeur des RH ». Des talents à qui il faut, dit-il « vendre une expérience, montrant ainsi que l'entreprise est dynamique ».
Sous-jacent, réside aussi le sujet du retour au bureau. La crise et le télétravail sont passés par là et nombreuses sont les entreprises confrontées à la difficulté de faire revenir leurs collaborateurs dans leurs locaux. « En créant ce type d'expérience, comme à Roland-Garros, c'est une façon d'inciter à se retrouver tous ensemble, réunissant les collaborateurs dans un même endroit. C'est jouer sur l'expérience collaborateur ». Désormais, ajoute Maxime Cousin, « on ne vient plus au bureau pour gérer ses mails, mais pour collaborer, se rencontrer ». Et le coworking apparaît comme une solution qui mêle bureau et télétravail. « Les salariés sont plus enclins à se rendre dans un espace de coworking, près de chez eux, plutôt que de se rendre au bureau nécessitant pour cela des heures de trajet ».
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