Dans le Sud, la filière Green Tech se structure (et c’est bon pour l’attractivité)

Laurence Bottero
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C'est la filière qui émerge et qui réunit deux paradigmes que l'on a souvent opposés mais dont on a dit après la crise qu'il ne fallait surtout pas : l'économie et l'écologie. Sauf que si la filière Green Tech apparaît désormais telle un seul homme, nombreuses sont les jeunes pousses et les projets innovants qui n'ont pas attendus pour allier le meilleur des deux mondes.
D'ailleurs, la Green Tech est une chose tellement sérieuse que même la mission French Tech s'en est emparée pour lui signifier une réalité forte en créant, l'an dernier, une promotion dédiée, c'est-à-dire en identifiant les startups développant des solutions durables et numériques, des startups à maintenir dans les radars parce que prometteuses, futures licornes, décacornes, PME, ETI...
La French Tech qui a d'ailleurs profité du dernier salon Vivatech, qui s'est tenu à Paris, pour présenter la deuxième promo de son programme French Tech Green20. Soit 22 startups qui adressent les enjeux écologiques, dont la décarbonation de l'industrie, les énergies renouvelables ou la ville durable. Et parmi elles, une pépite issue de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hysilabs. Laquelle s'est intéressée dès 2015 au transport de l'hydrogène liquide. Une longue route de l'innovation pour Pierre-Emmanuel Casanova et Vincent Lôme, dont le bâton de pèlerin n'a pas chômé et qui après près de dix ans de R&D arrivent à la phase d'industrialisation. D'autant que leur solution est celle qui lève le verrou de certaines problématiques liées à l'emploi de l'hydrogène dont celles de la sécurité et de la chaîne d'approvisionnement.
Mais Hysilabs n'est pas la seule pépite ayant éclot en Provence-Alpes Côte d'Azur. La green tech est une filière dont s'est emparé le territoire mais, jusqu'ici de façon dispersée et sans que cela soit perçu comme une filière à part entière, ni dans le périmètre régional, ni au-delà. Sauf que l'état d'esprit (et la prise de conscience ?) sur ce sujet a changé. Entre temps, il y a eu la « COP d'avance » et maintenant la « COP d'avenir » de la Région Sud, orientation durable chère à son président, Renaud Muselier.
Laurence Bottero