New Space : comment Spark Orbital veut faire des Étincelles
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Il s'appelle Étincelle et devrait faire son premier vol orbital en 2026. Conçu par la start-up Spark Orbital, basée dans le Var, il fait partie de ces mini ou micro-lanceurs qui fleurissent un peu partout en Europe depuis l'émergence du New Space et des petits satellites. Apparu à l'aube des années 2000, ce marché a réveillé l'industrie spatiale mais il souffre aujourd'hui d'un problème d'intendance. "On constate en effet un phénomène d'embouteillage lié non pas aux sites de lancement, mais aux lanceurs fabriqués disponibles qui ne suffisent pas pour couvrir tous les besoins car trop peu nombreux, pas assez fiables ou encore trop chers, explique Michael Colaone, co-fondateur avec Nicolas Pillet de Spark Orbital. Il y a un problème d'accès à l'espace à un tarif raisonnable".
C'est à cet écueil que la jeune pousse s'attaque. Née en 2020 à Paris, elle a pris ses quartiers dans le Var où elle s'attelle donc à développer Étincelle en privilégiant les solutions technologique, organisationnelle et industrielle permettant de maîtriser au maximum les coûts. Et ainsi de participer à la démocratisation de l'accès aux étoiles.
Haut de huit étages, ce lanceur présente plusieurs particularités et avantages concurrentiels qui le place comme l'une des solutions socles du New Space en Provence-Alpes Côte d'Azur, identifiées ce printemps par le pôle de compétitivité Safe. "D'abord, il est réutilisable et conçu comme tel dès le départ", insiste le dirigeant. Etincelle est par ailleurs calibré pour transporter des charges pesant entre 500 kilos et 1,5 tonne, soit une capacité d'emport "bien plus élevée que la plupart de nos concurrents" et qui correspondrait aux besoins réels des clients propriétaires et/ou fabricants de satellites. Un positionnement jugé "différenciant" car il "anticipe l'évolution du marché des petits satellites qui, selon nous, prendra la même voie que celui des gros, lesquels sont passés par une phase d'alourdissement avant de se stabiliser, puis de commencer à s'alléger grâce aux progrès technologiques", explique-t-il. Le lanceur conçu par Spark Orbital dispose également d'un module orbital, peu commun pour ce type de solutions. Équipé d'un moteur réallumable, il permet de livrer les nanosatellites à l'endroit souhaité par le client. Voilà pour la technologie.
Gaëlle Cloarec