La solution d’Indienov pour prévenir les fractures du col du fémur
Maëva Gardet-Pizzo
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Gérard Leseur ne mâche pas ses mots : « Une fracture du col du fémur, c'est le début de la fin », dit-il. Perte d'autonomie dans un cas sur deux. Décès dans 30 % des cas, du fait de la nécessité d'être alité pendant plusieurs mois, avec tout ce que cela implique pour l'organisme et le moral.
En France, on recense environ 15 millions de personnes concernées. 200 millions à l'échelle planétaire.
Entrepreneur, Gérard Leseur est à la recherche de solutions capables de sauver des vies. « A un moment donné, je voulais trouver une solution pour sauver les bébés de la noyade ». Las. La réglementation est trop impénétrable.
Néanmoins, dans son cheminement, il a pu travailler sur un générateur de gaz qui pourrait lui servir pour d'autres usages. En l'occurrence contre les fractures du col du fémur dont il découvre en 2020 l'ampleur et la gravité.
Avec son associé Maurice Kahn, une équipe qui compte aujourd'hui une vingtaine de salariés, et le soutien de l'Institut des sciences du mouvement à Marseille, il conçoit une ceinture connectée, dotée de deux airbags qui, grâce à un algorithme, se déploient en cas de chute. Dans le même temps, grâce à la 4G, la ceinture envoie aux proches et professionnels de santé désignés un signal d'alarme afin que ceux-ci puissent intervenir au plus tôt.
Quant au design, le produit a été conçu pour rester discret et « ne pas stigmatiser les personnes qui le portent. Il est un peu plus large qu'une ceinture normale mais ce n'est pas un gros boudin autour du corps ».
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Avec ce produit, l'entreprise souhaite répondre aux besoins de plusieurs types d'utilisateurs. En premier lieu desquels ceux atteints de troubles neurodégénératifs et les plus de 80 ans souhaitant continuer de vivre chez eux, plutôt qu'en établissement pour personnes âgées. « Mais nous souhaitons aussi nous positionner sur le sujet du bien-vieillir, en proposant notre solution à des personnes qui sont en forme mais veulent rester actives et dynamiques sans prendre de risques ».
Maëva Gardet-Pizzo