Comment Rofim a réussi le passage d’outil BtoB à plateforme de télémédecine globale (et à s’exporter)
Maëva Gardet-Pizzo
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Rofim n'était au départ qu'un organisme unicellulaire. Avec une activité bien précise, pour répondre à un besoin qui l'est tout autant : « permettre un échange sécurisé entre médecins », explique Emilie Mercadal, PDG de la jeune entreprise. Échange d'informations et d'imageries haute définition pour mieux diagnostiquer les patients, grâce à une plateforme pensée comme un réseau social. Ce qui lui vaut le surnom de « Facebook des médecins ».
Puis en 2019, une seconde cellule vient se greffer à la première. Les médecins, au-delà de devoir échanger par pair, ont parfois besoin de se réunir en grand nombre pour poser un diagnostic et décider d'une procédure de soins. On parle alors de « réunions de concertation pluridisciplinaire ». Un dispositif mis en place dans le cas de cancers, de maladies rares ou fonctionnelles, qui regroupe des médecins « sur-spécialisés, de plus en plus actifs dans des niches », et disséminés aux quatre coins du pays. D'où l'intérêt du numérique pour les réunir, ce que propose Rofim, qui passe alors « du one-to-one au one-to-many », résume la dirigeante.
Alors uniquement tournée sur la télé-expertise - une activité qui bénéficie depuis 2019 de remboursements de la Sécurité sociale -, l'entreprise est soudain conduite à s'ouvrir à la téléconsultation, activité très concurrentielle sur laquelle elle ne voulait, initialement, pas se positionner. Mais la pandémie de covid-19 et les confinements ont changé la donne.
« Nos clients, parmi lesquels l'Hôpital Européen et l'Hôpital Saint-Joseph à Marseille, nous ont demandé d'ajouter à notre plateforme un outil de téléconsultation pour continuer de suivre leurs patients malgré les contraintes sanitaires ». Une cellule de plus à l'organisme Rofim.
L'outil est proposé de façon gratuite, grâce à l'apport financier de nouveaux professionnels de santé fraîchement entrés dans le comité scientifique de la startup, qui passe alors de 10 à 35 médecins. « Ils ont investi dans notre solution car ils étaient persuadés que l'ajout de cette fonctionnalité améliorerait leur pratique au quotidien ».
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