Comment Stimshop entend réduire la consommation énergétique des appareils en veille
Gaëlle Cloarec
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Il s'appelle Wakee et espère bien faire parler de lui très prochainement. Il faut dire que cet interrupteur à ultrasons développé par Stimshop s'attaque à un problème de taille : la consommation énergétique des appareils en veille. Selon l'ADEME, elle représente entre 300 et 500 kWh par an, soit 11% de la facture d'électricité d'un foyer. "Chez Somfy, c'est 50% de son impact climatique", relève Dominique Palacci, dirigeant-fondateur de la startup. Laquelle a remporté fin 2021 le prix "coup de cœur" du challenge innovation du géant des rideaux et volets électriques, soumis comme toute grande entreprise à un objectif zéro carbone, avec la promesse de "diviser par 300 cette consommation".
"En fait, tout est arrivé un peu par hasard", témoigne Dominique Palacci. L'entreprise, née en 2013, est spécialisée dans le transfert de données par ultrasons, permettant "de faire du sans fil, sans onde radio, dans les milieux contraints". Conçue à l'origine pour le monde du retail dans l'objectif de proposer "des interactions mobiles contextualisées en passant par la sonorisation des lieux de vente", la technologie peine à trouver sa place malgré des PoC réussis au sein de grandes enseignes. Stimshop pivote donc, à partir de 2018, vers l'industrie. Bonne pioche. Le nucléaire est la première à s'y intéresser pour le transfert de données sans fil, la mesure, l'authentification forte ou encore la géolocalisation, suivie par le naval, l'aéronautique et désormais l'oil and gaz.
C'est dans ce cadre qu'a été développé Wakee. A la demande d'Orano La Hague, un des leaders mondiaux dans le domaine du recyclage des combustibles nucléaires usés, Stimshop conçoit un IoT de mesure d'épaisseur de cuve pour surveiller la corrosion dans les endroits difficiles d'accès avec comme défi d'atteindre une durée de vie de 10 ans. "Impossible si l'objet reste en veille, d'où le développement d'un interrupteur à distance qui éteint et rallume l'appareil à la demande, permettant un prolongement important de la durée de vie de sa batterie", détaille le dirigeant. Un dispositif présenté comme "peu coûteux, peu intrusif, dont le déploiement s'avère simple et rapide du fait de la diffusion du signal ultrason par les infrastructures sonores existantes".
Gaëlle Cloarec