Face à la montée en puissance de l'impact du changement climatique sur les eaux de l'estuaire de la Gironde, où se mêlent Garonne et Dordogne, mais aussi océan Atlantique, le Grand port maritime de Bordeaux s'est lancé dans la conception de jumeaux numériques de cet écosystème maritime de plus de 630 km2. Ces maquettes numériques, dont chacune correspond à un scénario donné, doivent simuler diverses situations à commencer par la baisse du débit de la Garonne et de la Dordogne, mais aussi la hausse de la montée du niveau de l'océan.
Turbidité de l'eau, évolution du niveau de la vase, qui commande les opérations de dragage et la route prise par les navires pour remonter du Verdon jusqu'à Bordeaux, ou étude de l'effet du courant sur les piles d'un pont à construire.... Il n'y a quasiment pas de limites aux types de scénarios qui pourront être testés. Et à chacun d'entre eux correspondra un jumeau numérique, d'où l'usage du pluriel.
« Je reviens de Nantes et je peux te dire que vous avez un coup d'avance dans le numérique », a lancé François Baffou, directeur général de la technopole Bordeaux Technowest, à Jean-Frédéric Laurent, son homologue du port lors de la présentation de ces jumeaux numériques, aux Chantiers de la Garonne, ce mardi 25 avril.
Depuis l'an dernier le port de Bordeaux héberge un incubateur de Bordeaux Technowest et de nombreuses startups ont fait le déplacement ce mardi pour suivre la présentation.