L’ERTMS, l’innovation qui réduit l’espace entre les trains
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
C'est le chantier ferroviaire majeur de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La ligne nouvelle, souvent désignée par son sigle LNPCA, doit changer le visage du chemin de fer entre Marseille et Vintimille à partir de 2030. Ce projet destiné à l'amélioration du service des trains du quotidien, les TER en sont les bénéficiaires, fait parler de lui depuis plusieurs années. Et pour cause, en plus des voies il se compose de plusieurs grandes métamorphoses comme la gare souterraine de Saint-Charles dans la Cité phocéenne ou la nouvelle gare Nice Saint-Augistin, en proximité de l'aéroport de Nice. Mais l'une des principales nouveautés qui caractérise LNPCA sera pourtant invisible, ou presque, pour les usagers. Il s'agit de l'ERTMS, un sigle (encore) un peu barbare qui désigne l'European Rail Traffic Management System ou en français système européen de gestion du trafic ferroviaire. Ce dispositif permet d'améliorer la cadence des trains.
« C'est la première fois que ce système est déployé sur un ancien réseau ferré qui comporte des gares », avance Jacques Paulet, directeur de la direction générale des grands projets de SNCF Réseau le gestionnaire des voies ferroviaires. « Il y a environ 1.000 kilomètres de voies équipées avec de l'ERTMS jusqu'à présent mais il s'agit de lignes à grande vitesse qui sont nouvelles », précise-t-il. Le développement de la technologie, il s'agit d'ERTMS dite « 2 » ou « 3 », permet désormais d'utiliser cet outil sur les anciennes voies. Il s'agit également d'une obligation de l'Europe sur certains axes lorsque des travaux significatifs sont réalisés. Si l'Europe s'y intéresse, c'est parce que dans le monde du ferroviaire chaque pays à son propre code de la route et donc des systèmes de signalisation propre. Un train doit donc disposer de l'équipement nécessaire pour chacun. « Le Thalys par exemple a environ 14 systèmes de signalisation à bord », illustre Jacques Paulet. Un aspect souvent mis en avant comme un frein pour le développement de la concurrence.
Rémi Baldy