Farm3 est-elle la ferme du futur ?
Gaëlle Cloarec
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... rochain.
Comment produire localement des essences d'arbres ou des pieds de vigne plus tolérants à la sécheresse avec moins d'eau et sans pesticide ? Comment obtenir des fraises des bois aussi productives que leurs homologues maghrébines en France ? Ce sont quelques-uns des sujets sur lesquels planche l'agritech Farm3. Né en 2019, ce centre de recherche en phénotypage (étude des effets de l'environnement sur la croissance des plantes) et équipementier agronomique basé à Besançon accompagne les industriels dont la matière végétale est essentielle à leur activité pour sécuriser leur approvisionnement fragilisé - à court ou moyen terme - par le dérèglement climatique et les événements géopolitiques. "Nous proposons une alternative technologique pérenne à la solution très temporaire qui est de produire toujours plus loin, et ce, en sécurisant la production sur le territoire", explique Romain Schmitt, biologiste et cofondateur avec sa femme Lise Alalouf-Schmitt de la jeune pousse.
"L'idée, poursuit-il, consiste à stimuler la plante, à la muscler en créant des conditions de stress pendant sa phase de croissance. Celle-ci apprend de cette expérience et une fois replantée s'avère capable de survivre avec moins d'eau sans qu'on ait impacté son génome". Sur le papier, la chose apparaît séduisante, qu'il convient toutefois de vérifier. C'est tout l'objet de FarmCube : une chambre de culture aéroponique modulaire imaginée, conçue et brevetée par l'entreprise où sont contrôlés les aspects nutritifs et hydriques de la plante ainsi que son environnement climatique. "Nous pouvons induire des environnements qui existent ailleurs sur la planète ou même qui n'existent pas et regarder comment ceux-ci vont influer sur le développement du plant et répondre aux problématiques des industriels".
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Une première version s'est intéressée à la sylviculture, lauréate du concours d'innovation I-Nov 2021. Cette ferme verticale à destination des pépiniéristes ou des instituts de recherche forestiers, autonome en eau et en énergie, dispose de chambres de culture de 20 m² qui peuvent faire pousser jusqu'à 5.000 plants choisis pour leur rapidité de croissance et leur résistance. Une innovation qui fait partie des cinq initiatives choisies par la Commission 2030 pour représenter la France à l'ONU lors du Forum politique de haut niveau des Nations Unies pour le Développement durable qui se tiendra le 18 juillet à New York.
Gaëlle Cloarec