Ils se comptent sur les doigts d'une main. Les acteurs internationaux spécialisés dans les micro-écrans OLED basse consommation s'appellent Sony, LG, Samsung et ... Microoled. Le Français, - tout petit au regard de ces mastodontes avec ses 100 collaborateurs à Grenoble et ses quelque 22 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2021 (dernier chiffre communiqué)-, se positionne pourtant comme le numéro 1 européen et le numéro 2 mondial sur ce domaine très spécifique des micro-écrans OLED (diodes électroluminescentes organiques). Microoled fait même figure de pionnière puisqu'elle s'était lancée très tôt sur ce sujet, dès sa création en 2007 par deux anciens de Thomson.
Et elle compte bien le rester avec la levée de fonds de 21 millions d'euros qu'elle vient d'annoncer. Celle-ci a été menée auprès de Jolt Capital et du Fonds Innovation Défense géré par BpiFrance.
Les minuscules écrans de Microoled, de la taille d'un ongle et à haute luminosité (mais à faible consommation), s'intègrent dans des applications proches de l'œil comme les lunettes de vision nocturne, les caméras thermiques, les viseurs des appareils photos ou des caméras, les microscopes... Et, de plus en plus, dans des applications liées à la réalité augmentée dont le marché mondial devrait quadrupler d'ici 2027 pour atteindre les 4 milliards de dollars (rapport KBV Research, février 2022). 10% utiliseraient alors la technologie OLED. Les micro-écrans de Microoled, appliqués à des lunettes sportives par exemple, permettent à l'utilisateur d'avoir des informations directement projetées devant ses yeux. Pour démontrer l'usage de ses produits, Microoled a d'ailleurs développé sa propre marque de lunettes sportives de réalité augmentée, mais celle-ci ne reste qu'accessoire. La priorité de l'entreprise grenobloise réside bien dans le B2B, avec l'intégration de ses écrans dans les produits de ses clients.