Assemblé à Toulouse, le satellite Taranis va percer le mystère des orages
Héloïse Thepaut
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Avant son lancement en orbite, Taranis subit de nombreux tests à Toulouse.
Cnes/Tronquart Nicolas
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Avant son lancement en orbite, Taranis subit de nombreux tests à Toulouse.
Cnes/Tronquart Nicolas
Découvrir la face cachée des nuages d'orages, telle sera la mission du satellite Taranis lorsqu'il se trouvera en orbite. Ce microsatellite devrait être lancé en juin 2020 avec le lanceur Vega, depuis Kourou, en Guyane. Second passager de ce lanceur, il sera accompagné du satellite SEOSAT Ingenio (Satélite Español de Observación de la Tierra). Taranis sera en mission pour deux ans minimum, avant qu'il n'entre en désorbitation et se consume dans l'atmosphère terrestre. En attendant, le satellite toulousain est encore dans les locaux du Cnesà Toulouse, pour y subir de multiples tests.
Une fois ces essais terminés et réussis, le satellite quittera Toulouse début mai pour se diriger vers la base de lancement. Les données récoltées par Taranis, une fois en orbite, seront analysées au Laboratoire de Physique et de Chimie de l'Environnement et de l'Espace (LPC2E) du CNRS d'Orléans.
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En orbite, à 700 km d'altitude, Taranis étudiera les phénomènes lumineux, électromagnétiques et radiatifs qui se produisent au-dessus des nuages d'orages. Ces événements lumineux transitoires (TLE), appelés "elfes", "Jets" ou encore "sprites", forment des filaments, halos ou jets colorés qui peuvent atteindre 30 à 90 km de haut. Ceux-ci se produisent entre 20 et 100 kilomètres d'altitude et sont plus rares, plus brefs (de une à quelques millisecondes) et surtout plus difficiles à percevoir à l'œil nu que les éclairs qui ont lieu dans les couches basses de l'atmosphère. Découverts par hasard dans les années 90, ces phénomènes restent mystérieux pour le monde scientifique.
Héloïse Thepaut
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