Rezo pouce veut relancer l'autostop en France

Florine Galéron
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Le panneau ressemble à s'y méprendre à celui d'un arrêt de bus. Il s'agit en réalité de celui de Rezo pouce. Ce réseau d'autostop a été fondé en 2010 par Alain Jean, alors conseiller municipal à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, et à l'origine de l'association "Covoiturons sur le pouce". Loin de concurrencer les sites de covoiturage, Rezo pouce se positionne comme un réseau de proximité à destination des zones rurales ou périurbaines.
Le principe de Rezo pouce est simple. Après s'être inscrit sur le réseau, l'autostoppeur se rend vers l'un des 250 arrêts "sur le pouce". De son côté, le conducteur colle un autocollant à l'effigie de l'association sur son pare-brise et peut prendre des passagers aux arrêts d'autostop sur son trajet. Le passager est incité à donner une petite contribution pour partager les frais d'essence : 50 centimes pour moins de 10 kilomètres et 3 euros pour une trentaine de kilomètres parcourus.
Le concept séduit et Rezo pouce est aujourd'hui présent dans une centaine de communes rurales ou périurbaines du Tarn-et-Garonne et de la Haute-Garonne. L'association a notamment développé un partenariat avec Tisséo pour disposer des arrêts aux terminus des lignes de bus dans le nord-ouest de l'agglomération toulousaine. "Nous avons 35 arrêts dans des villes comme Blagnac ou Colomiers et nous allons en disposer une vingtaine supplémentaire dans les prochains mois", indique Alain Jean. Des arrêts sont également déployés aux abords et à l'intérieur des différents sites d'Airbus. "Sur les axes principaux, les passagers nous disent attendre entre deux et sept minutes avant d'être pris en autostop", poursuit-il.
Florine Galéron
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