Biotech : Toulouse veut guérir le stress post-traumatique
Dorian Cabrol
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Trouver un remède au stress post-traumatique, c'est le défi que se sont lancés la start-up montpelliéraine ReST Thérapeutics, le CNRS et l’Université de Toulouse.
CNRS
Trouver un remède au stress post-traumatique, c'est le défi que se sont lancés la start-up montpelliéraine ReST Therapeutics, le CNRS et l’Université de Toulouse.
« Le stress post-traumatique est un mal terrible. On a tous en tête des films sur ce sujet comme American sniper pour les plus jeunes, ou "Rambo, mais on oublie que dans 85 % des cas, cela touche des civils et particulièrement des femmes. Environ 19 millions de personnes sont concernées en Europe et aux États-Unis », rappelle Gilles Rubinstenn, fondateur et président de la start-up ResT Therapeutics.
Cette jeune pousse montpelliéraine travaille depuis près de cinq ans sur une molécule qui agit sur un biomarqueur au rôle essentiel dans la manière dont le cerveau réagit suite à un traumatisme. En s'associant au CNRS et à l'université Paul Sabatier, au travers de la création du laboratoire Trans NMDA (du nom du biomarqueur en question), la biotech veut approfondir son travail sur l'efficacité de sa molécule pour le traitement du syndrome de stress post-traumatique.
Pallier un vide thérapeutique
Pour l'heure, les 19 millions de personnes touchées sont confrontées à une pénurie thérapeutique. « Elles sont traitées à l'aide de molécules peu efficaces, utilisées dans le cadre de la dépression, et avec des effets secondaires cardiaques notamment, » explique Franck Talmont, ingénieur de recherche au CNRS et membre du nouveau laboratoire.
C'est à cette insuffisance que se propose de pallier la start-up en s'associant à trois laboratoires toulousains : le laboratoire hétérochimie fondamentale et appliquée du CNRS, le Centre de recherche sur la cognition animale (CNRS), et l'Institut de pharmacologie et de biologie structurale (Université Paul Sabatier).
Les chercheurs étudieront conjointement le biomarqueur ou récepteur NDMA et les effets de la molécule de la biotech sur ce récepteur essentiel dans la plasticité des neurones, la gestion des émotions ou encore la consolidation des souvenirs. Le projet doté d'1,3 million d'euros sur quatre ans sera porté par 17 scientifiques liés à ces différentes unités de recherches.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.