La simulation numérique fait son show à Ter@tec

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REchercheÀ Reims, dans un laboratoire de recherche, le professeur Gérard Ligier-Belair tente de modéliser la formation de bulles de champagne avec l'aide du CNRS et d'un superordinateur du groupe Bull. Futile, vous avez dit futile?? Certainement pas pour les vignerons de l'appellation, qui savent que ces recherches peuvent améliorer la qualité de leur précieux vin. Outre la danse des bulles dans une flûte de champagne, la simulation numérique et le calcul de haute performance font le lien entre la théorie et l'expérimentation dans des domaines aussi divers que la biologie, le climat, les médicaments, la lutte contre le cancer, la météorologie, les nouveaux matériaux et la sismologie.Ter@tec s'inscrit dans ces efforts. Cette technopole va ouvrir ses portes dans un an dans la ville de Bruyères-le-Châtel (Essonne). Outre un centre de calcul dit « petaflopique », capable de réaliser 1 million de milliards d'opérations par seconde, il accueillera des start-up, des industriels et des étudiants. L'idée d'une telle technopole est de pouvoir offrir aux industriels des applications de calcul haute performance dès qu'elles sont mises au point. Cette prise directe avec les chercheurs permet de gagner du temps. Ter@tec organise son quatrième forum à l'école d'ingénieurs Supelec. Plus de 500 personnes assistent à ce rendez-vous de la simulation numérique de haute performance et 200 entreprises y sont représentées, dont IBM, Bull, Intel, SGI, Nvidia, Ansys, EADS et le CEA.La recherche en calcul de haute performance et en simulation numérique est stratégique. Au début de la décennie, l'Europe avait accumulé un retard préoccupant. On avait la théorie pour faire fonctionner ce type de machines, mais on ne possédait pas assez de machines. Une prise de conscience a eu lieu vers 2005. Depuis, sous l'impulsion de l'Allemagne et de la France, l'Europe met les bouchées doubles. En Allemagne, le centre de recherche Forschungszentrum Jülich consacre un budget annuel de 360 millions d'euros par an à ce domaine. En France, plusieurs initiatives coexistent, dont Genci (Grand équipement national de calcul intensif), qui gère les investissements en supercalculateurs, et le projet Prace (Partnership for Advanced Computing in Europe), qui prévoit l'installation de 3 à 5 calculateurs de classe mondiale d'ici à 2010. Le CEA travaille en commun avec Bull à la mise au point du supercalculateur Tera 100.Si l'Europe a pris conscience de l'importance de la simulation numérique, il lui reste encore un effort à faire. « Pour développer une filière crédible, il faut 100 à 150 millions d'euros par an d'investissement, note Didier Lamouche, le président de Bull. Je milite pour qu'une partie du plan de relance soit allouée à ce domaine. » La fiscalité peut avoir un effet de levier conséquent. Didier Lamouche cite l'impact du crédit impôt recherche, adopté l'année dernière, qui a permis aux sociétés privées de dégager des ressources intéressantes.Pascal Boulard Lire l'interview de Jen-Hsun Huang, président et cofondateur de Nvidia, sur le blog actualité IT sur latribune.f

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