scénario rose Retour de la croissance mondiale  en 2010

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Fermons les yeux et rêvons un peu : et si la sortie de crise était imminente ? Et si le redémarrage de l'activité réelle, conjuguée à un retour des investisseurs sur les marchés financiers était pour demain ? Ce scénario rose est-il possible ? Dans un mouvement comparable à celui observé à la fin de l'année dernière, période au cours de laquelle un certain nombre d'entre eux rivalisaient dans le catastrophisme, de plus en plus d'économistes entrevoient la fin prochaine de la crise. Dès cette année ? Rêver ne signifie pas pour autant fantasmer ! Si certains indices comme le rebond des marchés actions, le redressement des enquêtes de conjoncture ou la normalisation du marché interbancaire indiquent que l'économie mondiale se rapproche du creux du cycle, marquant la fin de la récession, l'activité restera minée cette année par un premier semestre noir. En revanche, cette hypothèse semble probable en 2010, avec le retour de la confiance chez les ménages et les entreprises. Mais les économistes doutent que cette reprise puisse être vigoureuse. « La confiance ne peut pas tout. L'économie mondiale s'est nourrie d'excès financiers qui doivent être corrigés pour que la croissance reparte sur des bases assainies et donc solides », explique-t-on au Crédit Agricolegricole. D'où viendra la reprise ? « Des États-Unis, sans aucun doute », répond Mathilde Lemoine, chez HSBC France. « De fait, la stabilisation de l'économie américaine, entrée en récession dès décembre 2007 ? bien plus tôt que les autres économies industrialisées ?, a commencé comme l'indiquent la hausse significative des commandes de biens durables, le rebond des mises en chantier et de la consommation », note Jérôme Boué chez Global Equities. Le net repli de l'indice du Conference Board en juin qui mesure le moral des consommateurs témoigne néanmoins de la fragilité de cette tentative de reprise qui devrait se traduire par une hausse de 1,5 % du PIB en 2010 selon le consensus. Quid de la zone euro ? Un redressement significatif de l'activité semble peu probable cette année car l'incertitude reste élevée. « Les effets positifs des différents facteurs de soutien se feront davantage sentir sur la demande domestique à la mi-2010 », expliquent les économistes du Crédit Agricolegricole qui tablent sur une progression de 0,2 % du PIB de l'union monétaire en 2010. Le salut viendra-t-il des émergents, notamment de la Chine, de l'Inde ou du Brésil ? Certes, ils afficheront des taux de croissance supérieurs à ceux affichés par les pays industrialisés. Toutefois, en raison des dégâts causés par la crise actuelle, leur capacité à tirer l'économie mondiale restera très limitée. Fabien PiliuLa stabilisation de l'économie américaine, entrée en recession dès la fin 2007, a déjà commencé.

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