Les bilans ont continué à croître en 2008

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queL'analyse des rapports annuels est riche d'enseignements quant aux impacts de la crise financière. Ainsi, le « credit crunch » n'a pas empêché les banques de poursuivre l'expansion de leur bilan l'an dernier, à en croire l'étude annuelle « Défi pour la transparence » du cabinet KPMG. De fait, 15 des 16 grandes banques européennes passées au crible ont vu leurs « prêts et créances sur la clientèle » augmenter en 2008, malgré un coup d'arrêt au dernier trimestre après la faillite de Lehman Brothers. La totalité d'entre elles ont en outre renforcé leurs revenus sur marge d'intérêts, parfois dans des proportions importantes.Les 16 banques de l'échantillon ont toutes mis à profit l'amendement comptable adopté en octobre dernier, qui permettait de ne plus valoriser au prix de marché les instruments de dette. Avec un impact appréciable sur le résultat, puisque 7 des 16 banques ont ainsi « économis頻 au moins 1 milliard d'euros de résultat, et même plus de 3 milliards d'euros pour Royal Bank of Scotland, Deutsche Bank et UBS.Les turbulences du dernier trimestre ont poussé dans le rouge 9 banques de l'échantillon, dont les activités de trading ont subi des pertes parfois importantes : près de 34 milliards d'euros pour Deutsche Bank, 17 milliards pour UBS, un peu plus de 10 milliards pour BNP Paribas. Au contraire, HSBC et Société Généralecute; Générale ont maintenu un résultat net de trading positif de 5 milliards.paradoxeLa dégradation des marchés de dette a par ailleurs permis à 8 banques d'enregistrer des profits qui ont atteint près de 5 milliards pour Deutsche Bank et HSBC, et autour de 500 millions pour BNP Paribas et Société Généralecute; Générale. Un paradoxe qui s'explique par la « réévaluation de la dette propre » : lorsque celle-ci est à la juste valeur, toute augmentation de la prime de risque associée à l'émetteur a pour effet de réduire la valeur de son passif, ce qui dope d'autant son résultat. En clair : la dégradation de la qualité de crédit se traduit par un profit comptable. Admettant que cela pouvait sembler « contre-intuitif », le normalisateur comptable international, l'IASB, a ouvert jusqu'au 1er septembre une consultation sur le sujet. B. J.

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