Le maïs OGM remporte haut la main la bataille des semis américains

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matières premières agricolesTout a commencé avec la sécheresse en Argentine, cet hiver, qui a largement écorné la récolte de soja du pays. Le deuxième producteur de cette graine, difficilement remplaçable dans l'alimentation du bétail car elle est plus riche en protéines que les autres, a produit 20 millions de tonnes de soja de moins que prévu. Le phénomène a aussi frappé le Brésil, dont la récolte a été décevante. Les fermiers américains ont donc adapté leur production : un peu plus de soja, et bizarrement un peu plus de maïs devraient être cultivés cette année. Ce qui a déboussolé les marchés : toutes les graines ont chuté hier sur le CBOT, le marché à terme de Chicago.Certes, pour le soja, les surfaces plantées augmenteront, mais moins que prévu, soit de 2 %, ou 31,35 millions d'hectares, si l'on en croit le rapport de l'Usda (US Department of Agriculture) publié hier. Mais nombreux sont les fermiers à être restés fidèles au maïs. L'administration américaine prévoit une progression de 1 % des surfaces, avec 35,22 millions d'hectares. Ce qui est nettement plus que ce que les analystes anticipaient : depuis 1946, il s'agit de la seconde fois que le pays plante une telle surface. Les cours du maïs se sont donc affaissés de la limite maximale autorisée hier, soit 30 cents (? 7,6 à 3,67 dollars le boisseau).meilleurs rendementsNon seulement les surfaces plantées sont importantes, mais en plus les rendements devraient aussi être solides. L'Usda a, en effet, sondé les fermiers sur le type de semis, qui sont de plus en plus génétiquement modifiés. Les OGM représentent désormais 85 % des surfaces totales de maïs, soit plus de 29 millions d'hectares, contre 80 % l'année dernière. Une évolution qui se traduira, aussi, par de meilleurs rendements. L'état des stocks américains explique aussi la forte baisse du maïs hier : ils ont progressé de 6 % à 4,22 milliards de boisseaux, ce qui prouve que la demande pour l'alimentation animale reste faible. Les stocks américains de soja sont au contraire réduits, avec seulement 597 millions de boisseaux. Les cours du blé à terme ont également plongé hier, malgré le recul prévu de la production : les États-Unis planteront aussi plus de blé que ce que les experts prévoyaient.Malgré le décalage entre anticipations et semis du premier pays producteur de grains, les cours ne devraient pas rester orientés à la baisse bien longtemps. Car si les conditions météo ont été optimales en 2008, il y a peu de chance que la récolte 2009 soit aussi bonne. La hausse de la température des océans constatée au mois de juin pourrait aboutir à un épisode d'El Niño, soit un dérèglement climatique qui avait fortement perturbé la production céréalière en 1997 et 2002. Et « contrairement à la demande d'énergie, la consommation de grains ne reculera pas en 2009 : elle progresse simplement plus lentement », rappelle Emmanuel Jayet, à la Société Généralecute; Générale. La demande de grains devrait progresser de 20 millions de tonnes cette année, contre une hausse moyenne de 30 millions de tonnes d'ordinaire. nLes OGM représentent désormais 85 % des surfaces totales de maïs, soit plus de 29 millions d'hectares.

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