L'idée d'une « allocation autonomie » fait débat

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jeunesseC'est la toute dernière ligne droite. Réunie hier soir jusque très tard, la Commission de concertation sur la jeunesse présidée par Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse, mettait la dernière touche à son livre vert rassemblant les propositions en faveur des 16-25 ans. Après trois mois et demi de travail, les quelque 80 membres de la commission devaient retenir une cinquantaine de propositions. Celles-ci prévoient notamment de porter l'obligation scolaire de 16 ans à 18 ans et de la concevoir comme une « obligation de se former ou éventuellement de préparer son entrée dans la vie active ». Ils proposent également de créer un « service public de l'orientation connecté à l'école mais pas dépendant de l'Éducation nationale ». L'idée de créer un « livret de compétences » (répertoriant légalement les capacités extrascolaires de l'élève) est également retenue « car un élève ne peut pas être mauvais en tout ou bon à rien », a coutume de dire Martin Hirsch qui plaide pour le rendre obligatoire.L'accent est également mis sur les « décrocheurs », ces élèves qui quittent l'école sans diplôme ou sans qualification. Chaque année, ils sont au nombre de 120.000, et « il n'existe aucune solution pour la moitié d'entre eux », précise le cabinet de Martin Hirsch.une dotationHier soir, la commission planchait sur le délicat thème des ressources pour développer l'autonomie des 18-25 ans, c'est-à-dire « leur capacité à pouvoir assumer intellectuellement et financièrement leur propre existence tout en contribuant à la dynamique de la sociét頻. L'idée même d'une « dotation autonomie » défendue par Martin Hirsch fait débat. L'une des pistes actuellement sur la table est de créer une dotation, variable en fonction des tranches d'imposition des parents, pouvant aller de 1.000 à 4.000 euros. Le jeune aurait un droit de tirage sur cette somme en fonction de cas dûment répertoriés. Au total, le coût des mesures est évalué à environ 1,6 milliard d'euros, légèrement plus que le coût net du RSA (1,5 milliard). Pas facile dans le contexte actuel de trouver les fonds, sauf à considérer que les jeunes méritent des « dépenses d'avenir » et qu'ils pourront profiter de la manne de l'emprunt qui sera lancé début 2010. Isabelle Moreau

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