Wall Street sous les 7.000 points, l'Europe boursière trébuche

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Wall Street n'avait pas connu une telle ouverture depuis octobre 1997 : le Dow Jones a basculé hier sous le seuil psychologique des 7.000 points. À la mi-journée, l'indice cédait 3,2 %, à 6.835 points ? un niveau qui n'avait plus été vu depuis avril 1997. Quant à l'indice S&P 500, il approchait dangereusement les 700 points. Emportées par les craintes sur l'ampleur de la récession mondiale et ses répercussions sur les profits et par les inquiétudes sur la santé du secteur financier, les digues du marché américain cèdent les unes après les autres. L'Europe boursière n'y résiste pas. L'indice Dow Jones Euro Stoxx 50 a perdu 4,73 %. À Paris, l'indice CAC 40, qui a connu sa deuxième plus mauvaise séance de l'année, a chuté de 4,48 % à 2.581,46 points. Il s'agit de son plus faible niveau depuis la mi-mars 2003. La référence parisienne avait alors établi un point bas à 2.403,04 points (le 12 mars). prévisions déprimantesPris dans une tourmente de statistiques et prévisions macroéconomiques plus déprimantes les unes que les autres, les investisseurs ne parviennent pas à reprendre confiance. Bercy a revu à la baisse ses ambitions pour l'activité en 2009 : le recul du PIB est désormais attendu à 1,5 %. En Italie, l'activité s'est contractée de 1 % dès 2008. Vendredi, les intervenants avaient conclu la semaine sur la contraction de 6,2 % de l'économie américaine au quatrième trimestre. Enfin, les dernières chiffrent sur le secteur automobile donnent le vertige : les immatriculations ont chuté de 48,8 % en Espagne, le mois dernier.Côté entreprises, AIG a jeté un froid (lire page 20). Les pertes abyssales de l'assureur américain, qui ont frôlé les 100 milliards de dollars sur 2008, ont obligé le Trésor à une aide supplémentaire de 30 milliards de dollars. « Au vu du risque systémique qu'AIG continue de poser et de la fragilité des marchés, le coût potentiel pour l'économie et le contribuable d'une inaction du gouvernement serait extrêmement élev頻, a fait valoir le Trésor. Dans la matinée déjà, HSBC avait annoncé une augmentation de capital de 14,1 milliards d'euros. Immanquablement, les secteurs de l'assurance et des banques ont pesé sur les indices boursiers.« Les investisseurs s'inquiètent de la poursuite des révisions à la baisse des prévisions de résultats, même si celles-ci ont déjà plongé à Wall Street », soulignent les stratégistes de Citigroup. Pour eux, si les scénarios économiques se dégradent effectivement et si le dollar s'est renforcé, « l'anxiété autour des résultats pourrait bien être exagérée ». Reste que les annonces de réduction ou de suppression des dividendes ne sont pas pour inverser la tendance. Et à plus forte raison lorsque l'on touche aux symboles, comme General Electric qui, jusqu'à la semaine passée, n'avait jamais réduit son dividende depuis 1938.

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