Élections sous tension au Liban

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moyen-orientPlus de 200 observateurs internationaux et pas moins de 50.000 policiers ont été déployés au Liban pour des élections législatives sous haute tension. Le scrutin de demain pourrait en effet voir l'alliance menée par le Hezbollah ravir la majorité actuelle soutenue par l'Occident. Les 3,2 millions d'électeurs, dont des dizaines de milliers ont été rapatriés au Liban à grands frais pour voter, devront choisir 128 députés parmi 587 candidats répartis à parité entre chrétiens et musulmans pour un mandat de quatre ans.donnant-donnantL'issue du scrutin est particulièrement incertaine. Une victoire du Hezbollah chiite et de ses alliés, soutenu par l'Iran et la Syrie, fait craindre une diminution de l'aide internationale au Liban. En janvier 2007, la communauté internationale s'était engagée à fournir 7,6 milliards de dollars de prêts et de dons. Un soutien en partie conditionné à un programme de réformes économiques. Le vice-président américain, Joe Biden, a clairement indiqué lors d'une récente visite à Beyrouth que l'aide, notamment militaire, des États-Unis dépendrait de l'issue du scrutin. Washington considère le Hezbollah comme une organisation terroriste. Or, les États-Unis disposent d'un quasi-droit de veto au sein du FMI.« Le Hezbollah ne veut pas d'une économie basée uniquement sur les aides et les prêts, mais une économie productive », a déclaré Abed Al Halim Fadlallah, président du centre de consultation et de recherches affilié au Hezbollah. En mars, il a rencontré les représentants du FMI et de la Commission européenne pour tenter de désamorcer un arrêt brutal de l'aide. Avec une dette extérieure de 47 milliards de dollars, le Liban reste en partie tributaire du bon vouloir des membres les plus influents de la communauté internationale. X. H.

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