Un bilan économique positif

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Ce n'est qu'en octobre 2010 que les Brésiliens choisiront leur nouveau président, mais à ce moment-là la croissance devrait avoir renoué avec des niveaux de 4 %. Ce sont en tout cas les prévisions officielles, telles que les confirmaient Celso Amorim, le ministre des Affaires étrangères, de passage à Paris cet été. Un temps résistante à la crise, l'économie du pays, qui vit en partie des exportations, notamment agricoles, a finalement été atteinte : l'activité devrait légèrement se contracter (de 0,8 %) cette année, selon l'OCDE. Quant au taux de chômage, il est passé de 7,8 % en mai 2008 à 8,8 % en mai 2009. Les électeurs, surtout ceux des classes moyennes et défavorisées, qui ont profité de la croissance passée et de la politique de redistribution du gouvernement, rendront-ils le Parti des travailleurs (PT), celui du président Lula, responsable de leurs nouveaux déboires ? Si le PT souffre quelque peu de l'usure du pouvoir ? sans oublier les nombreuses affaires de corruption qui ont émaillé la vie du parti depuis que Lula a été élu en 2002 ?, le président reste très populaire. En mai dernier, sa cote atteignait 81,5 % contre 76,2 % en mars.C'est sans doute parce que son bilan est avantageux. Comme Lula se plaît à le dire : « pour la première fois dans l'histoire du pays », le Brésil a connu de nombreuses évolutions favorables. Pour la première fois, le fossé entre riches et pauvres, l'un des plus larges du monde, s'est rétréci, et 45 millions de personnes, grâce en partie à une astucieuse politique de subventions et d'allocations familiales, sont sorties de l'extrême pauvreté depuis 2003. Première historique aussi, la croissance s'est affichée en moyenne à 4,5 % entre 2003 et 2008. superpuissance agricole Et enfin, fait inédit également, le Brésil est devenu une superpuissance agricole et un poids lourd sur la scène internationale. Grâce à la découverte de nouveaux gisements d'or noir, il va en outre bientôt jouer dans la cour des grands exportateurs pétroliers. « Une demande interne soutenue et une diversification de ses exportations [la Chine a, à cet égard, supplanté les États-Unis comme premier partenaire commercial du pays], devaient nous permettre de sortir rapidement de la crise », conclut Celso Amorim. Juste à temps pour la prochaine élection présidentielle? Lysiane J. Baudu

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