Madagascar en quête de soutiens internationaux

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Benja Razafimahaleo, ministre des Finances et du Budget malgacheDepuis la prise du pouvoir par Andry Rajoelina, quelle est la situation politique à Madagascar??La paix civile est revenue. Les administrations fonctionnent correctement, l'État enregistre ses rentrées fiscales, les enfants vont à l'école et la sécurité publique est assurée. Concernant la transition politique, une conférence nationale se réunira au mois de juillet et établira un calendrier avec l'organisation d'un référendum, d'élections législatives avant la fin de l'année, puis un scrutin présidentiel en 2010.En attendant, la communauté internationale ne reconnaît pas le nouveau régime?Nous devons à présent négocier un nouveau programme triennal avec le FMI, mais les grands actionnaires de cette institution attendent que notre régime politique soit pleinement reconnu. Or, pour l'heure, nous vivons une crise institutionnelle avec l'extérieur, et notamment avec les États-Unis. Nous comptons sur la bonne volonté de pays comme la France, qui observe une neutralité positive à notre égard, pour nous aider à faire passer des messages à l'Union européenne et aux États-Unis. Lors de votre récente visite à Paris, avez-vous eu des contacts avec le gouvernement ? Non, mais nous avons rencontrés des partenaires privés publics et privés, comme l'Agence française de développement. Nous avons en efffet besoin actuellement de 100 millions de dollars d'aide budgétaire à court terme.Les troubles politiques depuis janvier ne risquent-ils pas de faire partir les investisseurs??On compte près de 6.000 PME et 25.000 ressortissants français installés à Madagascar. Nous sommes très favorables à la carte française, et nous offrons aux entrepreneurs la sécurité juridique. D'ailleurs, les grands groupes poursuivent leur développement?: Colas participe à un projet de nickel, Accor s'apprête à ouvrir un hôtel Ibis de 200 chambres dans la capitale, tandis que Total a démarré des activités d'exploration.Récemment, votre président a détourné un avion de ligne d'Air Madagascar reliant Antananarivo et Paris pour faire un crochet à Dakar?: est-ce normal??C'était une décision d'ordre budgétaire, qui nous a permis d'économiser environ 150.000 dollars. Nous sommes désolés pour le désagrément causé aux passagers.Propos recueillis par Michel Cabirol et Éric CholNous avons besoin actuellement de 100 millions de dollars d'aide budgétaire à court terme.

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