Une croissance française tirée par les exportations d'autos

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Une hausse exceptionnelle de 11 % : le rebond de la croissance française tient pour une part à ce chiffre surprenant concernant les exportations de voitures neuves. Celles-ci ont eu un effet d'entraînement immédiat sur la filière automobile, dont la production ? hexagonale ? a augmenté d'un montant équivalant à celui de ses ventes à l'étranger, tirant une bonne partie de l'industrie. La production manufacturière a ainsi augmenté de 0,2 % au deuxième trimestre.« L'effet rebond est très marqué dans le secteur automobile », confirme le chef de la division synthèse conjoncturelle à l'Insee, cité par l'AFP. Et de souligner que les exportations de voitures avaient au contraire chuté de 18 % au premier trimestre. Leur redémarrage tient « à la prime à la casse en France, mais aussi à l'étranger », relève-t-il. Les services des douanes notent ainsi que la relance des ventes d'autos a eu lieu à destination de la plupart des grands pays européens, avec une mention spéciale pour l'Italie, où la prime à la casse a mis quelque temps à se mettre en place.Le hic, c'est que ces primes auront toutes une fin. « Un reflux de l'effet de cette mesure est déjà sensible », reconnaît-on rue de Bercy. De quoi faire retomber à zéro la petite croissance du deuxième trimestre ? « Il ne faut pas surestimer l'effet prime à la casse sur les exportations », se défend-on dans l'entourage de Christine Lagarde. « La stabilisation du commerce mondial a joué aussi. » Les ventes d'autos n'auraient compté que pour moins de la moitié dans la hausse des exportations. Ce qui est tout de même considérable.Effet du déstockageEn outre, les experts tablent sur un arrêt du déstockage, qui contribue négativement à l'activité. Au deuxième trimestre, le commerce extérieur a contribué positivement à la hausse du PIB, à hauteur de 0,9 point, tandis que la demande intérieure (consommation en hausse, investissement en baisse) jouait très peu, pour 0,1 point. Le PIB n'a augmenté que de 0,3 % en raison de l'impact négatif du déstockage, à hauteur de 0,6 point.Cet effet négatif devrait donc s'atténuer, voire disparaître, dès le troisième trimestre, le déstockage ayant été massif. Reste donc à espérer que l'investissement des entreprises, toujours en baisse au deuxième trimestre (? 0,9 %) reparte aussi. Bercy n'y croit pas dans l'immédiat, comptant à l'avenir sur des stocks relativement stables, le maintien d'un flux de consommation et des exportations bien orientées.I. B.

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