intrigue romaine

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omanZurich, mai 2007. Une enquête lancée contre Bruno Lohse, l'un des historiens d'art chargé par Hermann Goering de spolier les juifs de leurs collections, permet de retrouver dans un coffre de banque une quinzaine de tableaux signés des plus grands maîtres. Parmi eux, « le Quai Malaquais, printemps » signé Pissarro. à partir de cette histoire vraie, Nicole Fabre imagine « Demain à Rome » une formidable épopée historique, du Paris de la drôle de guerre à Rome, en passant par les salons d'Hitler ou de Vichy.Tout commence en 1936 dans la Ville lumière où Giulia, rebelle au fascisme, a trouvé refuge. Elle travaille pour un galeriste juif allemand ayant lui-même fui le nazisme. À la veille de l'occupation, ce dernier lui confie son fils et une série de toiles. Autant de trésors convoités par Goering dont l'homme de main est prêt à tout pour les récupérer. Et voilà Giulia obligée de fuir vers l'Italie avec le fils de son patron.Nicole Fabre n'a pas son pareil pour fondre la petite histoire dans la grande. On croise ici, au détour d'une page, Ciano (le gendre de Mussolini) et Hitler, Coco Chanel et Luchino Visconti, Jean Moulin et Rose Valland, la conservatrice du Jeu de Paume qui s'est démenée pour sauver les collections publiques françaises des mains des nazis. Mais c'est surtout l'Italie fasciste que l'on découvre complexe, moins inféodée aux nazis qu'on ne pourrait le croire. Au final une fresque haletante et une belle histoire d'amour, servie par une écriture fluide et un sens aigu du récit.Yasmine Youssi« Demain à Rome », Nicole Fabre. Éditions JC Lattès, 490 pages, 20 euros.

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