« La région Capitale a besoin de sa chambre de commerce »

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terview Pierre Simon, président de la chambre de commerce de ParisVous venez de démissionner de la vice-présidence de l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI) pour dénoncer sa gestion. Est-ce la véritable raison ?Je regrette en effet la dérive progressive des comptes de notre organe de représentation nationale. Quand on atteint un niveau où le résultat est déficitaire de 5,2 millions d'euros, que les fonds propres deviennent négatifs à hauteur de 4,5 millions, que l'endettement dépasse les 96 millions et que les frais de personnel augmentent de 13,6 %, oui, il y a un devoir d'alerte. D'autant plus qu'on demande une progression des contributions de notre réseau de près de 19 %, alors même que nous sommes en période de crise et que les recettes fiscales des chambres vont aller en diminuant.Êtes-vous hostile à une simplification du réseau des chambres et à une mutualisation de leurs moyens prônée par l'ACFCI ?Nous avons toujours défendu une réforme ambitieuse qui permette de mieux servir les entreprises, de contribuer à leur développement tout en modernisant notre réseau. La chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) pratique de longue date la mutualisation de moyens tout en garantissant la meilleure efficacité et une grande proximité au niveau local. Mais nous devons aller plus loin en Île-de-France.Au nom de quoi la CCIP continuerait-elle de bénéficier d'un statut différent des autres ?Une réforme d'envergure prenant en compte les spécificités de la région Capitale est nécessaire et attendue. Avec des objectifs clairs : rendre les meilleurs services aux entreprises en matière de formation, comme de développement économique. Nous avons besoin d'une chambre qui permette de porter des projets d'envergure à la hauteur des besoins des 400.000 entreprises que nous représentons. Construire le palais des Congrès de la porte Maillot, le Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, porter des écoles de management comme HEC ou ESCP Europe aux premières places n'est possible qu'avec cette dimension.Le gouvernement prépare un projet de loi réformant les CCI. Va-t-il reprendre vos arguments ?Nous nous efforçons de convaincre l'ensemble de nos interlocuteurs qu'il y a bien un enjeu autant local que régional et national à travers le statut particulier d'une chambre du Grand Paris. n

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