Une élection sans précédent

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C'est la première fois que les militants socialistes ont ainsi la lourde tâche de choisir leur premier secrétaire entre plusieurs candidats pouvant prétendre l'emporter. C'est Lionel Jospin qui, après avoir « réussi » l'élection présidentielle de 1995 (il parvint, contre les pronostics, au second tour), décida cette réforme dans la foulée. Désormais, l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste serait le fait de tous les adhérents. Le mode de scrutin est simple : il est calqué sur l'élection du président de la République. Si aucun candidat n'atteint la majorité absolue au premier tour, un deuxième est organisé, dès le lendemain, opposant les deux candidats ayant obtenu le plus de suffrages. Jusqu'à celui de Reims, les congrès avaient donné lieu à une synthèse entre les différents courants socialistes, qui unifiaient leurs points de vue. Un seul candidat crédible se présentait donc ensuite au suffrage des électeurs. Ainsi, Lionel Jospin recueillit 94,16 % des voix le 14 octobre 1995. Hollande fut ensuite adoubé en 1997, à Brest, avec un score équivalent, à l'issue d'un congrès donnant lieu à une synthèse. Si les dirigeants socialistes avaient réussi leur fameuse synthèse à Reims, les adhérents n'auraient eu qu'à approuver le choix d'un premier secrétaire fait par ces différents leaders. Faute d'entente entre ceux-ci, il revient donc aux militants de trancher. Ils le feront aujourd'hui avant 22 heures, et probablement demain vendredi, lors d'un second tour, qui prendra fin à la même heure.

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