Des États bientôt en crise

chronique des tauxAu risque de lasser le lecteur, il faut répéter que la crise est en train d'approcher des États souverains. Elle a commencé fin 2006 avec les crédits subprimes aux États-Unis, mais elle aurait pu débuter n'importe où tant il y avait de déséquilibres dans la finance et l'économie mondiale. À l'été 2007, elle a éclaté dans les banques qui ne voulaient plus se prêter entre elles. Elle a pris de l'ampleur durant l'été 2008, quand les marchés ont compris qu'un pétrole à 150 dollars par baril est insupportable pour l'économie. Elle a frappé violemment à l'automne 2008 et on a vu la faillite ou la quasi-faillite de Fannie Mae, Lehman Brothers, AIG, Merrill Lynch, Citigroup, UBS et de nombreuses banques allemandes, anglaises, belges, néerlandaises? Les États ont renfloué les établissements financiers. La crise s'est alors portée sur les sociétés industrielles qui ne pouvaient plus trouver de financement. La situation s'améliore un peu sur ce front, mais les victimes ont été nombreuses, dont General Motors le symbole de l'industrie américaine. C'est maintenant le tour des États. Durant l'hiver 2008-2009, ils ont cru qu'il fallait dépenser le plus d'argent possible pour doper l'activité économique. Ils se croyaient à l'abri des questions de financement puisque les taux d'intérêt à long terme étaient au plus bas. Mais ces taux remontent et les déficits budgétaires atteignent des niveaux imprévus. Les impôts n'entrent plus, les dépenses enflent (aux États-Unis, les recettes de l'État atteignent seulement la moitié des dépenses ; en France, c'est à peine mieux). Déjà certains gouvernements ont commencé à revenir sur leurs plans de relance. L'Espagne prévoit une hausse d'impôts. Dans les pays où la crise est la plus forte, comme l'Irlande et les pays d'Europe de l'Est, il faut baisser les retraites et les traitements des fonctionnaires. Partout, l'heure est à la rigueur, le pire exemple étant la Californie, obligée de fermer les écoles et d'ouvrir les prisons. nles états se croyaient à l'abri des questions de financement puisque les taux d'intérêt à long terme étaient au plus bas. Mais ces taux remontent.Par Maurice de Boisséson (Octo Finances.)

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