Bachelot veut corriger le tir à l'hôpital
La Tribune
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Un mois après la série d'accidents qui ont mis l'hôpital sur la sellette, la ministre de la Santé veut tirer « tous les enseignements de ces tragédies ». Hier, elle a rendu publiques les premières conclusions des enquêtes menées par ses services et annoncé des mesures. Aujourd'hui, dans les grandes villes, les régulateurs de l'urgence médicale et les agences régionales de l'hospitalisation sont « dans l'incapacité matérielle d'avoir une vision complète, fiable et actualisée de l'offre de soins sur le territoire de sant頻. En clair, l'orientation d'un patient en urgence vers un service d'accueil peut être complexe et aléatoire. La ministre veut moderniser cette régulation, en permettant aux directeurs des futures agences régionales de santé (ARS) de piloter l'organisation des soins en temps de crise en se basant sur des informations exhaustives et actualisées. Cela passera par une informatisation des structures d'urgence.Deuxième insuffisance du système : le 15, numéro unique pour la régulation des appels d'urgence, se trouve engorgé en raison d'appels abusifs. En Île-de-France, jusqu'à 40 % des appels ne relèvent pas de l'urgence. Roselyne Bachelot s'engage donc à mettre en place partout une plate-forme Internet et téléphonique afin d'offrir une information directe (médecin de garde?), pour un budget de 10 millions d'euros. Par ailleurs, le circuit du médicament dans les établissements de soins sera encore sécurisé. Enfin, les médecins libéraux devront faire des propositions pour que soit pleinement assurée la continuité des soins. V. Ch.
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