Les élus d'Île-de-France plutôt satisfaits des projets présentés par l'Élysée

Rien ne pourra se faire sans les élus. » En bon politique, Nicolas Sarkozy a donc décidé d'associer les élus franciliens à la réalisation de son plan, alors que Christian Blanc, le secrétaire d'État à l'Aménagement de la région capitale, les avait ignorés superbement lors de la préparation de celui-là. Il faut dire qu'en limitant son projet à la dimension économique et urbanistique sans intégrer la réforme de la gouvernance du Grand Paris, le président évite de braquer inutilement les responsables politiques, y compris dans son propre camp.Les projets de communauté urbaine ou de nouvelle collectivité regroupant Paris et sa banlieue passaient mal dans les rangs de l'UMP francilienne. Le 5 mars, jour de la remise du rapport Balladur préconisant un regroupement des départements de la petite couronne, Patrick Devedjian, le ministre de la Relance mais aussi président du conseil général des Hauts-de-Seine, avait ainsi manifesté sa mauvaise humeur en se rapprochant du syndicat Paris métropole créé par? Bertrand Delanoë.Les élus UMP des Hauts-de-Seine, comme des Yvelines voisines, ne voulaient pas perdre leur autonomie ? ni partager leurs ressources financières ? avec les communes de Seine-Saint-Denis ou du Val-de-Marne. Ils ont visiblement été entendus par le Château.Candidate de l'UMP à la présidence de la région Île-de-France au printemps prochain, Valérie Pécresse voyait également d'un mauvais ?il les projets de rogner les pouvoirs du conseil régional qu'elle espère refaire passer à droite après dix ans de gestion de gauche. Elle l'avait fait savoir plusieurs fois à l'Élysée. Même si elle ne l'avoue pas officiellement, la décision du président de reprendre, dans le plan transport, les projets déjà votés par le conseil régional à l'initiative du socialiste Jean-Paul Huchon la soulage également. Contrairement en effet à la grande rocade ferrée de 130 km de Christian Blanc, dont le premier coup de pioche n'interviendra pas avant 2012, certains projets du conseil régional peuvent être mis en ?uvre assez rapidement. Ce qui politiquement aurait plus de visibilité auprès des habitants de la région. Un argument à ne pas négliger lorsqu'on se présente à une élection?Des critiques feutréesÀ gauche, Jean-Paul Huchon a bien sûr émis dès hier des réserves sur le projet Sarkozy. Mais le président PS du conseil régional peut aussi y trouver des sujets de satisfaction qu'il ne va évidemment pas clamer sur les toits. Le président s'est en effet engagé à ce que les principaux projets déjà votés par la région soient intégrées dans le plan de l'État. Même s'il est « invit頻 à étudier d'ici l'été avec l'État la compatibilité des projets. Autre sujet de satisfaction?: il préserve ses pouvoirs, comme celui de présider le Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif). Comme Huchon, Bertrand Delanoë peut estimer s'en être bien sorti. Comme le maire, Sarkozy a plaidé hier pour une plus grande association de Paris et de sa banlieue. Comme lui, il a aussi soutenu le développement de tours dans la capitale? P. C.
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