La concurrence n'a pas toujours que du bon

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Le principe selon lequel l'économie et le consommateur profitent de la concurrence risque d'atteindre ici ses limites. "Nous n'avions pas souhaité ce qui arrive aujourd'hui", avoue un membre de l'Arcep. Il est vrai que la disparition du 12, qui n'avait pas été prévue en tant que tel par la directive européenne des télécoms, a été imposée par le Conseil d'État. Mais, la haute juridiction administrative a pris une décision en droit, là où les considérations économiques n'ont pas leur place. Conclusion, personne n'est responsable ! Soit. Mais restent deux questions de fond. Que se passera-t-il si le seul résultat de cette réforme pour le consommateur est un alourdissement de sa facture ou une baisse de la qualité du service à laquelle il était habitué ? Que se passera-t-il si le seul résultat de cette réforme pour l'économie est la délocalisation d'emplois dans des centres d'appels offshore dès lors que pour être rentables, les opérateurs opteront pour une stratégie à bas coût ? Alors que par de très nombreux aspects l'introduction de la concurrence sur le marché des télécoms a été bénéfique aux consommateurs français (la diffusion de l'Internet à haut débit à des prix très accessibles) et aux entreprises françaises (Illiad avec Free ou Neuf-Cegetel), il ne faut pas oublier que le dogmatisme, même en matière de concurrence, mène souvent à des impasses. Jean-Baptiste Jacqu

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