Fortement déficitaire, Opel, filiale allemande de GM, signe un accord avec l'IG Metall

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La direction d\'Opel - filiale en crise structurelle de l\'américain General Motors -, le syndicat IG Metall et le comité d\'entreprise ont trouvé ce jeudi un accord sur un plan d\'avenir pour les sites allemands. Opel s\'est notamment engagé à ne pas procéder à des licenciements économiques en Allemagne jusqu\'à la fin de l\'année 2016, selon les communiqués de la direction et du comité d\'entreprise. Jusqu\'ici, cette garantie ne courait que jusqu\'à fin 2014.Arrêt à Bochum fin 2016En décembre, Opel avait annoncé vouloir  arrêter la production de voitures dans son usine de Bochum après 2016. Environ 3.300 postes devraient être supprimés dans le cadre de cette fermeture. Pendant les négociations, la direction avait fait monter la pression en menaçant de fermer le site début 2015 si aucun accord n\'était trouvé. Finalement, Opel devrait continuer à y fabriquer son monospace Zafira  jusqu\'à fin 2016.  Le constructeur s\'engage à conserver , au-delà de cette date, son centre logistique, et souhaite y installer une activité de composants. Ces deux unités emploieraient chacune environ 600 personnes, soit 1.200 salariés au total. Concernant les autres sites, Eisenach est assuré de produire deux modèles au-delà de 2015, ainsi que Rüsselsheim, près de Francfort, où la firme allemande a son siège. Le sort de l\'usine de moteurs de Kaiserslautern est garanti pour sa part au-delà de 2016. En échange, les représentants du personnel ont consenti notamment un délai pour les prochaines hausses salariales valables pour la branche, et ce jusqu\'à 2015.Pertes structucturellesReste à... assurer quand même le redressement d\'Opel en surcapacités chroniques. General Motors, allié de PSA, a encore été plombé l\'an dernier par de grosses pertes sur le Vieux continent. Le groupe américain y a affiché un déficit d\'exploitation (Ebit) de 1,8 milliard de dollars (1,4 milliard d\'euros), après 747 millions en 2011. Aïe! Au quatrième trimestre, la perte a atteint 699 millions de dollars (530 millions d\'euros), contre 562 millions un an plus tôt. Ce qui est grave n\'est pas le montant de la perte dans une année de crise. Non, ce qui demeure très préoccupant, c\'est la récurrence de ce déficit. Le consortium de Detroit perd en effet de l\'argent dans ses activités européennes, représentées essentiellement par sa filiale allemande Opel, depuis plus de dix ans sans discontinuer. Il vise maintenant l\'équibre d\'ici à 2015... GM précise en outre avoir passé... pour 5,2 milliards de dollars (4 milliards d\'euros) de dépréciations d\'actifs en Europe dans ses comptes du quatrième trimestre. Décidément! Chute des ventes d\'OpelEn Europe, les ventes de GM ont fléchi à 1,6 million de véhicules l\'an dernier, contre 1,75 million en 2011. Mais cette baisse est plus grave qu\'il n\'apparaît. Car, ses véhicules de marque Chevrolet positionnés en prix dans le bas du marché et essentiellement produits en Corée ont légèrement progressé à 550.000 exemplaires. En revanche, la marque Opel (avec le label Vauxhall sur le marché britannique), dont les véhicules sont traditionnellement produits en Europe (Espagne, Grande-Bretagne et Allemagne), a poursuivi sa dégringolade à 1,05 million, contre 1,22 million un an auparavant. GM a beau expliquer que ses deux marques ne sont pas du tout concurrentes, il n\'empêche ! Opel perd chroniquement des parts de marché en Europe, notamment en Allemagne. La firme, fin janvier, a enfin désigné un patron opérationnel, le cinquième en trois ans, le septième depuis 2000. Le conseil de surveillance du constructeur a désigné un ancien de Volkswagen, Karl-Thomas Neumann, 51 ans, pour remplacer le patron intérimaire Thomas Sedran.

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