philippe dupont isolé au sein des banques populaires
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Le chef de file des présidents de Caisses d'Épargne, Yves Toublanc, souhaitait associer celui des Banques Populaires, Philippe Dupont (photo), à son projet d'« orientations stratégiques des maisons mères », pour faire émerger des convergences de vues entre les actionnaires de BPCE, (lire ci-dessus). Cette démarche visait à faire « remonter » le point de vue des représentants des sociétaires sur l'avenir du groupe BPCE, qui élabore en ce moment son projet stratégique. Selon nos informations, les deux hommes ont donc travaillé ensemble sur ce document, qu'ils étaient convenus de soumettre à leurs troupes pour consultation. Yves Toublanc l'a ainsi présenté à la Fédération Nationale des Caisses d'Épargne le 23 septembre. Mais, selon plusieurs sources, côté Banque Populaire, Philippe Dupont s'est vu opposer une fin de non-recevoir par la « conférence des présidents », réunie le 25 septembre à Annecy. « Nous n'avons pas souhaité nous associer à sa démarche, indique un président, car notre rôle n'est pas de produire des documents en dehors de la réflexion stratégique de BPCE. » Mais cette tendance légitimiste n'explique pas tout. « La plupart des présidents se sont détournés de Philippe, jugé responsable des déboires qui nous ont forcés à demander l'aide de l'État, et notamment du naufrage de Natixis », explique un autre président, en écho à plusieurs collègues. Cette rebuffade témoigne de l'isolement croissant de Philippe Dupont au sein des Banques Populaires et de la position inconfortable dans laquelle se trouve, aujourd'hui, celui qui est aussi le président du conseil de surveillance de BPCE. Autrement dit, la clé de voûte de la gouvernance du nouveau groupe. B. J.
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