La parade des couvre-chefs
La Tribune
La Tribune
À plumes, à cornes, serties de perles ou de coquillages, ornées d'écailles ou de fourrure... Aussi différentes soient-elles, les quelque 400 coiffes ethniques présentées à la Maison Rouge ont un point commun : la personne qui les a réunies ici. En l'occurrence, Antoine de Galbert, président de la fondation. On savait l'homme féru d'art contemporain. Lorsqu'il crée la Maison Rouge en 2004, il la destine à accueillir des oeuvres d'art issues de collections privées et donc habituellement soustraites aux regards du grand public.On avait déjà pu apprécier une partie de sa collection personnelle en 2007 au fil d'une exposition regroupant des figures de l'art contemporain comme Erwin Wurm, Michel Blazy ou Daniel Firman. Cette fois, il en dévoile une toute nouvelle et surprenante facette.Chapeaux, couvre-chefs, couronnes, bonnets, diadèmes... Depuis plus de vingt ans, Antoine de Galbert se passionne pour les coiffes. Beaucoup proviennent d'Afrique et d'Océanie, quelques autres d'Asie centrale. Sa sélection, il l'a construite à l'instinct, bercé par l'esprit des récits de grands voyageurs comme Henry de Monfreid, Rudyard Kipling ou Pierre Loti.Tout a commencé à Grenoble, alors que des amis l'initient à l'art primitif. Rapidement conscient qu'il lui faudrait toute une vie pour devenir spécialiste en la matière, Antoine de Galbert se concentre sur des coups de coeur formels. Petit à petit, sa collection s'agrandit, il traque les coiffes, en achète parfois deux à trois par mois.Ces objets nous entraînent dans un voyage immobile. L'accrochage ne suit aucune chronologie, aucun motif géographique mais plutôt un découpage thématique personnel. Il y a les coiffes « extravagantes » ou « naturelles », celles réservées aux chasseurs et guerriers souvent ornés de trophées. Il y a celles des monarques, destinées à éblouir par leurs matériaux précieux, ou celles des chamanes qui participent au passage entre le monde terrestre et celui des esprits.La beauté plastique de certaines pièces suscite l'émerveillement. C'est d'ailleurs cet aspect qu'Antoine de Galbert et la commissaire Bérénice Geoffroy-Shneiter ont voulu privilégier. Les cartels sont peu bavards. Seul un livret avec quelques indications succinctes vient en aide au visiteur. On aimerait pourtant en apprendre plus. Mettre des visages sous ces coiffes, découvrir un contexte, des histoires. On pourra regretter ce choix. Ou accepter de laisser notre imagination voguer au fil de ces mystères non dévoilés.Olivier Le Floc'h
La Tribune
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?
Japon, États-Unis, Europe… Les pays où le nombre de millionnaires a le plus augmenté en 2025
17 colis par an par Francilien : l'impact massif des livraisons en Île-de-France
La pérennisation du dispositif zéro chômeur longue durée à l’épreuve des contraintes budgétaires