Alcatel-Lucent croit en la reprise de la demande en télécoms
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Après la déception causée par Ericsson et les chiffres en demi-teinte de Nokia Siemens Networks la semaine précédente, les résultats du deuxième trimestre d'Alcatel-Lucent ont surpris agréablement les analystes du secteur télécoms qui craignaient une révision en baisse des objectifs de l'équipementier franco-américain, du fait de la pénurie de composants qui pénalise toute l'industrie. Or Alcatel-Lucent a, semble-t-il, su mieux gérer ce problème qui avait plombé ses comptes au premier trimestre. Sa perte nette s'est élevée à 184 millions, contre 515 millions d'euros pour les trois premiers mois de l'année, et son résultat d'exploitation ajusté est ressorti positif de 28 millions d'euros. L'action a grimpé de 11 % vendredi. « Malgré la pénurie de composants qui impacte toujours notre chaîne d'approvisionnement, la demande d'équipements de télécommunications et de services associés se redresse en raison du trafic de données en plein essor et de la nécessité d'augmenter l'efficacité du réseau » indique Alcatel-Lucent. Son chiffre d'affaires n'a baissé que de 2,4 % à 3,8 milliards d'euros, quand la baisse atteignait 5 % chez Nokia Siemens et 8 % chez Ericsson. Alcatel-Lucent a surtout profité d'une nette accélération en Amérique du Nord (+ 17 % hors effet de change) et en Inde (+ 50 %), alors que l'activité a été très faible en Chine et que l'Europe reste en recul de 10 %. ERICSSON DUBITATIF La reprise de la demande en équipements télécoms est encore limitée à certaines zones et les investissements des opérateurs se situent encore à des niveaux inférieurs d'avant la récession. Alcatel-Lucent maintient son hypothèse d'un marché mondial en croissance de zéro à 5 %, quand Nokia Siemens table toujours sur un marché étale en euros. Ericsson s'est montré très dubitatif sur la croissance actuelle du marché. Pour le cabinet iSuppli, la reprise sera plutôt pour 2011 mais s'annonce vigoureuse (+ 7 %), grâce aux investissements en LTE, la technologie de quatrième génération mobile. L'année 2010 devrait se solder sur un marché encore en repli de 2,3 % dans les équipements mobiles. Optimiste, le groupe dirigé par Ben Verwaayen promet un second semestre soutenu grâce à un bon carnet de commandes. Il a, du coup, confirmé son objectif annuel d'une marge d'exploitation comprise entre 1 % et 5 %.Delphine Cuny
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