Renault veut rester chez le russe Avtovaz

 |   |  398  mots
« Le 5 octobre dernier, j'ai affirmé à Vladimir Poutine que Renault comptait conserver sa participation de 25 % dans Avtovaz. »automobile« Je n'ai jamais eu le sentiment d'avoir été soumis à un ultimatum du Premier ministre Poutine », explique le directeur général de Renault en Russie et membre du conseil d'administration d'Avtovaz (Lada), Christian Estève. Les pouvoirs publics russes « ont conscience d'avoir besoin des investisseurs étrangers et de la technologie étrangère », ajoute cet ancien patron de Dacia, la filiale roumaine à bas coûts de Renault qu'il a naguère restructurée avec succès. Il dément ainsi les rumeurs de la presse russe sur des divergences de fond entre Moscou, le premier constructeur automobile russe Avtovaz (Lada) et le groupe français.savoir-faire« Le 5 octobre dernier, j'ai affirmé à Vladimir Poutine que Renault comptait conserver sa participation de 25 % dans Avtovaz. Nous n'avons pas de cash, mais nous pouvons accompagner une augmentation de capital à travers des transferts de technologie. Je pense que nous étions d'accord sur ce principe. » L'apport de la firme au losange serait valorisé à hauteur de 240 millions d'euros. En clair, Renault apportera son savoir-faire pour installer des lignes modernes de production à Togliatti, siège d'Avtovaz, un process qualité, éventuellement des outillages.Pour saturer les usines de son partenaire russe au bord de la cessation de paiement, Renault propose d'y fabriquer 300.000 véhicules sur la base de la Dacia Logan, à savoir deux modèles Renault, un Nissan, ainsi que deux autres (break et fourgonnette) sous la marque Lada. Par ailleurs, Avtovaz fabriquerait une gamme à très bas coûts, positionnée au-dessous de la Logan, sur la base de son actuelle petite Kalina. Au total, Avtovaz devrait produire 500.000 voitures par an, un niveau considéré comme son point mort, contre 400.000 en 2009.Ce plan doit être négocié lors d'une série de rencontres au sommet avec l'État russe, dont la prochaine aura lieu le 10 novembre. Ces négociations « pourraient aboutir en juin prochain », affirme Christian Estève. Les discussions sont très délicates. Avtovaz, très endetté, doit être profondément restructuré. En septembre, il avait annoncé 27.500 suppressions de postes. « On croit au marché russe. Il est très sinistré mais il devrait doubler à terme à 3 millions d'unités par an. Si Avtovaz, Renault et Nissan se maintiennent à 35 % du marché, la Russie devrait devenir le premier débouché de l'Alliance dans le monde », souligne Christian Estève. Alain-Gabriel Verdevoye

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :