Second Life tente de séduire l'Europe

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ternet Contrairement à Facebook ou à Twitter, plus grand monde ne parle de Second Life en Europe. Le monde où l'internaute joue à vivre réellement dans un univers virtuel avait pourtant connu un emballement médiatique spectaculaire il y a trois ans. Pour relancer la machine, la société californienne a décidé d'installer des bureaux en Europe. « Nous ouvrons un bureau aux Pays-Bas, un pays proche de nos marchés et très porté sur la technologie. Nous allons avoir des responsables par pays, un pour la France, un pour l'Allemagne? », indique le PDG de Second Life, Mark Kingdon. Un support client disponible en sept langues est basé à Gibraltar. 65 % des utilisateurs sont situés hors des États-Unis.La France est la première communauté d'internautes à l'étranger. « Les gens achètent des objets, socialisent, visitent des musées », indique Mark Kingdon, qui espère en France séduire le monde de la mode, pour inviter les stylistes en tout genre à ouvrir boutique sur Second Life. En un an, le nombre d'utilisateur a progressé de 24 % pour atteindre 741.000 personnes fin juin. Chaque membre passe en moyenne 40 heures par mois sur le réseau. Pour vivre, Second Life commercialise des lopins de terre virtuels sur lesquels il touche un loyer mensuel. Le locataire peut installer des bureaux (virtuels), un magasin (vêtements, coiffeur?), un atelier d'artistes, ouvrir une salle de cours (59 universités sont présentes sur Second Life pour enseigner ou faire de la recherche) et installer une activité économique en vendant des biens ou des services. Second Life a franchi la barre du milliard de dollars de transactions, dont 500 millions en 2009.location de matériel En parallèle de l'international, la société lance ce mois-ci une plate-forme virtuelle pour les entreprises. Une dizaine d'entre elles testent le service depuis plusieurs mois, dont Intel, IBM et Booz Allen? « IBM, qui dispose d'un espace privatisé, crée des événements virtuels afin de faire des économies », indique Mark Kingdon. Outre la location du lieu, Second Life leur propose la location de matériel de bureau. À terme, la société, qui ne dévoile pas ses chiffres mais assure être rentable, espère générer 15 % à 20 % de ses revenus grâce aux entreprises et au monde universitaire. Sandrine CassiniLe groupe espère attirer le monde de la mode, pour inviter les stylistes à ouvrir boutique sur Second Life.

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