Chirurgie : l'hôpital rattrape les cliniques
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téL'hôpital public est parvenu à inverser la tendance, qui l'a vu perdre régulièrement des parts de marché en chirurgie depuis les années 1980. Selon la Fédération hospitalière de France (FHF), la publication des résultats du PMSI (programme de médicalisation des systèmes d'information) montre que la part de marché du secteur public et parapublic pour les séjours en chirurgie a bondi de 45,9 % en 2003 à 50,4 % en 2009. Sur ce créneau, l'activité des hôpitaux dépasse donc désormais celle des cliniques. Concernant la chirurgie ambulatoire, qui ne nécessite pas de nuit d'hospitalisation, le secteur privé lucratif reste toutefois largement en tête, même si la part du public est passée de 27 % en 2003 à 30,2 % l'an dernier. Le mouvement est identique pour les séjours hospitaliers en obstétrique, la part de marché du public et du parapublic étant passée sur cette même période de 69,3 % à 72,9 %.La FHF, qui se félicite de ce redressement, y voit les effets positifs de la nouvelle tarification à l'activité (T2A), qui a permis de mieux mesurer l'activité des hôpitaux via la cotation systématique des différents actes chirurgicaux auprès de l'assurance-maladie. La T2A a en outre incité les établissements à mieux organiser leurs structures et à développer la chirurgie ambulatoire. « Les choix économiques des cliniques ont également renforcé nos parts de marché, indique-t-on à la FHF. Leurs contraintes économiques les poussent à sélectionner davantage leurs activités, pour des raisons de rentabilité comme pour l'obstétrique ou pour des questions de volume comme pour l'angioplastie. » La FHF met également en avant « l'explosion des dépassements d'honoraires des médecins des cliniques, décourageante pour une partie des patients, qui reviennent vers l'hôpital public ». La Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), qui reconnaît ce problème d'accessibilité, milite en faveur d'un encadrement des dépassements à travers la création d'un secteur optionnel. Mais, pour le public, l'enjeu est de conserver les médecins tentés par le privé pour des raisons de rémunération. La féminisation des médecins joue pour les hôpitaux, les jeunes femmes étant traditionnellement « plus sensibles aux avantages du salariat ». Véronique Chocro
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