La France épargnée par les difficultés des états-Unis

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La France est-elle sortie de la crise ? De nombreux indicateurs l'attestent. C'est notamment le cas de l'indice PMI réalisé auprès des directeurs d'achats dans les services dévoilé vendredi par la société Markit. Même si celui-ci signe un léger repli entre juillet et août, il se situe toujours à un niveau indiquant une franche accélération de l'activité dans le secteur tertiaire qui représente les trois quarts du PIB national. « La reprise reste soutenue, portée par un renforcement des taux d'expansion du volume de nouvelles affaires, du travail en cours et de l'emploi. Après les estimations préliminaires de 0.6 % publiées par l'Insee pour le deuxième trimestre, les données PMI des mois de juillet et août laissent présager une nouvelle croissance du PIB honorable pour le troisième trimestre 2010 », estime Jack Kennedy chez Markit. Pourtant, quand les états-Unis donnent des signes de faiblesse, ses partenaires commerciaux peuvent légitimement s'inquiéter. Même si la première économie mondiale, n'a accueilli que 5,9 % de nos exportations au premier semestre, la France est concernée par les soubresauts de l'économie américaine, qui n'a progressé que de 1,6 % au deuxième trimestre en rythme annualisé, loin des 2,4 % initialement annoncés par le département du Commerce. « Après la crise de 2009, l'heure est à la diète. Les ménages, les entreprises et les banques sont en train d'apurer leurs comptes dans un élan massif de désendettement », explique-t-on dans l'entourage de Christine Lagarde. Reste que cette « panne » ne devrait pas perturber fortement l'Hexagone, à moins qu'elle ne perdure et/ou s'aggrave. D'une part, le dynamisme du commerce extérieur français dépend essentiellement du niveau de l'activité européenne. à titre de comparaison, l'Allemagne et la zone euro ont absorbé respectivement 16 % et 62 % des exportations tricolores au premier semestre. D'autre part, tous les piliers de la croissance américaine ne vacillent pas. Si le commerce extérieur bat de l'aile, pâtissant de la remontée du dollar, la consommation des ménages et l'investissement des entreprises restent vigoureux. Chine en têteEnfin, la perte de vitesse de l'économie américaine est compensée par l'insolente santé des pays émergents, Chine en tête. Certes, ce pays ne représentait que 3 % de nos exportations au premier semestre. Mais si celles-ci continuent de progresser au même rythme que dans la période récente (+ 36,3 % entre le deuxième semestre 2009 et le premier semestre 2010), ce ne seront plus les seuls indicateurs américains qu'il conviendra de guetter avec attention.

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