Weborama affine son outil de traque de l'internaute

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Internautes, souriez, vous êtes suivis au clic près. Si Weborama n'est pas le gendarme de la Toile, l'agence publicitaire en ligne perfectionne année après année sa connaissance de l'internaute. Depuis plus de dix ans, la jeune société ne cesse d'affiner ses méthodes pour mieux suivre la navigation du consommateur potentiel et attirer les annonceurs à communiquer sur la Toile. Depuis 2009, Internet est d'ailleurs devenu le troisième média le plus investi par la publicité en France derrière la télévision et la presse. le bon message au bon momentWeborama a aujourd'hui vendu sa technologie à quelque 200.000 clients-sites qui totalisent 10 millions d'internautes par jour (source Nielsen). La société, cotée en Bourse depuis 2006, est devenue incontournable en matière de ciblage comportemental. Concrètement, une fois la publicité en ligne, la technologie de Weborama permet de savoir d'une part si l'internaute a cliqué dessus et si ensuite il a consommé et pour combien. Difficile de trouver mieux pour mesurer l'efficacité d'une campagne. Face à un annonceur toujours plus exigeant et, jusqu'à récemment encore frileux vis-à-vis d'Internet, la société a toujours placé la recherche et le développement au coeur de sa stratégie (près de 40 % des effectifs) afin d'anticiper au mieux l'évolution de la publicité interactive. « Depuis deux ans, nous sommes passés de la culture de l'image à la culture lexicale, sémantique », explique Alain Levy, cofondateur et président directeur général de Weborama. Qu'il s'appelle SFR, Lagardèrerave;re ou TF1, chaque site client est analysé lexicalement. à chaque internaute est attribué un « nuage de mots » dessiné selon ses requêtes sur la Toile, les sites qu'il a visités... Un outil qui permet à l'annonceur « de mieux connaître leurs cibles, d'identifier leurs comportements, de les toucher efficacement et d'optimiser leurs investissements on-line ». Donc de diffuser au bon client le bon message au bon moment ! Fort de cette avance technologique, Weborama entend donner du fil à retordre à Google car si le géant américain règne en maître sur le marché de la recherche sponsorisée, sur celui du display (bannières publicitaire, site, vidéo...) qui est pour l'heure moins dynamique, tout reste à faire. Cap sur l'internationalEn février, Weborama s'est offert pour 3,2 millions d'euros le néerlandais Adrime, expert de la publicité « rich media », un format publicitaire qui permet d'utiliser au mieux le son, la vidéo ou de tout type d'autre format multimédia, soit tout ce qui est publicité événementielle. Avec cette opération de croissance externe , la société d'Alain Levy revendique « une offre unique sur le marché européen de la publicité digitale ». Cette acquisition permet à Weborama de pousser ses pions à l'international. La société qui est désormais présente en Espagne, en Italie, au Portugal ou encore en Hollande a réalisé près de un quart (23 %) de son chiffre d'affaires hors de France. D'ici cinq ans, c'est la moitié de l'activité qui sera réalisé, à l'international, selon le dirigeant. Alors que 2009 a été une année catastrophique pour la publicité, Weborama tire particulièrement bien son épingle du jeu. Alors qu'en 2009, la publicité classique sur Internet, le marché de référence de Weborama, reculait de 6 %, la société voyait elle son résultat d'exploitation bondir de 29 %. Un bon résultat tiré par la version 2 de son outil de ciblage comportemental. n

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