petite semaine sur nos écrans

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Une grande dame du cinéma français (Catherine Deneuve), un comédien de génie (Pierre Richard), un ancien animateur de télévision devenu écolo (Nicolas Hulot) ou le remake d'une célèbre comédie musicale de la fin des années 1970 ne suffisent pas à contenter les cinéphiles cette semaine. Toutes les ?uvres à l'affiche s'éternisent, souffrent d'un sérieux problème de rythme, enfilent les clichés ou s'égarent en propagande. À l'instar du « Syndrome du ?Titanic? ».discours politiqueC'est d'ailleurs à se demander si Nicolas Hulot ? qui a coréalisé le film avec Jean-Albert Lièvre ? ne serait pas en campagne électorale tant son ?uvre relève davantage de la profession de foi politique que du documentaire écologique et esthétisant comparable au film « Home » de Yann Arthus-Bertrand. « Le Syndrome du ?Titanic? » est bien évidemment bâti autour des grands thèmes environnementaux. Mais, en voix off, aidé par un certain génie du montage des images et d'une bande-son efficace, Nicolas Hulot se livre à un véritable discours politique. Tout y passe. Sa vision du monde, ses combats, ses idéaux, ses colères et ses joies. Avec une récurrence particulière quant à la dénonciation de la société de consommation. Tout comme le « Titanic » voguait en dansant et chantant vers son triste destin, le monde court à sa perte s'il n'infléchit pas rapidement sa course. Le propos est certes intéressant, mais risque de ne captiver jusqu'au bout que ceux déjà convaincus de l'urgence à agir. Les autres attendront que M. Hulot franchisse le pas et se lance pour de bon en politique.sans surpriseCôté fiction, Thomas Gilou aussi a souhaité aborder le domaine politique avec la question de la place des seniors dans nos sociétés. Hélas, avec son « Victor » on reste sur sa faim. Adapté d'un roman de Michèle Fitoussi, « Victor », c'est l'histoire de ce pauvre octogénaire qui, grâce à la complicité d'un jeune journaliste, va trouver une famille d'accueil par le biais d'une petite annonce parue dans la presse. Victor va alors faire souffler un vent de panique dans son nouvel environnement. Mais Victor est-il vraiment celui que l'on croit ? Certes c'est drôle, mais trop convenu. Il y a un petit air de « Tatie Danièle » chez ce Victor. Le scénario manque d'originalité et la fin est assez prévisible. Le casting est solide mais, là aussi, trop prévisible. Pierre Richard (Victor) cabotine un peu trop. Lambert Wilson n'a pas à forcer son talent pour jouer les séducteurs et Clémentine Célarié connaît sur le bout des doigts son rôle de bourgeoise délurée. En résumé, une bonne comédie sans surprise comme le cinéma français sait en faire des dizaines.anesthésiantDe son côté, « Mères et filles » de Julie Lopes-Curval réunit Catherine Deneuve et Marina Hands de retour au pays après dix ans passés au Canada. Mais cela n'a pas apaisé ses relations avec sa mère. Pourquoi ? Il y a bien évidemment un secret de famille là-dessous. Un passé qu'il faut fouiller. Mais cela prend tellement de temps qu'on ne finit pas d'en être anesthésié. Reste le jeu magistral des comédiennes.un long clipLes comédiens retenus pour « Fame », de Kevin Tancharoen, sont certes moins subtils que Marina Hands et Catherine Deneuve. Mais ils chantent et dansent très bien. Sauf que la comédie musicale, passée à la sauce Star'Ac, a perdu toute sa saveur. Car il ne semble, ici, y avoir aucun enjeu pour ces étudiants en art. À peine voit-on ce petit monde trimer un peu, leur succès semble tracé d'avance. Inutile de parler de la vraie vie, ça ne semble intéresser personne. Au final, le film ressemble à un long clip plus ou moins divertissant, certes sauvé par les performances vocales de Naturi Naughton. Mais faut-il vraiment se déplacer au cinéma pour écouter de la musique ? n ciném

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