Les fermetures d'usines continuent
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La trêve est finie. Les annonces de fermetures de sites, qui avaient marqué le pas durant les semaines précédant les régionales, reviennent en force. Dans tous les secteurs et toutes les régions. Le groupe de matériel sanitaire Jacob Delafon va fermer son site de Brive-la-Gaillarde (Corrèze, 139 salariés touchés). Le fabricant de couches-culottes SCA met une croix sur celui de Linselles (Nord, 280 salariés). Le roi de la lingerie Lejaby va sacrifier trois usines dans l'Ain et l'Ardèche, et supprimer ainsi 197 postes. Panavi, le boulanger industriel, veut fermer son usine de Mondeville (Calvados, 97 salariés). France Champignon tire un trait sur celle de Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire). Et Manitou (matériel de manutention) ferme son site de Saint-Ouen-l'Aumône (Val d'Oise). Les motifs invoqués ? Rationalisation des productions, concurrence des pays à bas coûts, baisse des ventes liée à la crise... De quoi alimenter les craintes sur la réalité de la reprise.Parfois, ces fermetures s'accompagnent d'une proposition de transfert de tout ou partie des salariés. Les 116 salariés du fabricant de grues Manitowoc (ex-Potain) à La Clayette (Saône-et-Loire) seront repris par un autre site du groupe, à Saint-Nizier-sous-Charlieu (Loire). Les 206 employés de Schneider Electric à Merpins (Charente) sont transférés vers L'Isle-d'Espagnac, dans le même département. Mais le coup est rude pour les petites communes qui voient partir des employeurs importants. Ou qui s'interrogent sur leur avenir. À Barentin, en Seine-Maritime, le fabricant de disjoncteurs Gardy (groupe Schneider) va encore supprimer 96 postes sur 210 (le site employait plus de 500 personnes en 2003). Il propose des transferts à 76 salariés, mais à Alès... dans le Gard. O. E.
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