Ajtech ambitieux dans les énergies renouvelables
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En à peine dix ans d'existence, Ajtech s'est imposé comme le dernier fabricant français indépendant de pompes à chaleur (PAC). Mais après avoir bénéficié de l'engouement pour les systèmes de chauffage par aérothermie et géothermie pendant trois ans, le soufflé s'est effondré en 2009. De fait, 105.000 PAC ont été installées en France en 2008 et seulement 75.000 en 2009, alors que les chaudières au fioul progressaient de 10 %. Cet effondrement du marché s'est traduit pour Ajtech par une chute de 30 % de ses ventes, le chiffre d'affaires de l'exercice clos au 30 juin est ainsi tombé à 40 millions d'euros, contre 58,5 millions en 2009 et 35 millions en 2007. « La baisse du prix du pétrole a été déterminante dans ce revers de tendance », analyse Roger Gubanski, président d'Ajtech, qui souligne aussi « l'attrait des installateurs (70 % des ventes d'Ajtech) pour le photovoltaïque » au détriment des PAC plus complexes à installer. Pourtant, les innovations, qui sortent régulièrement de son centre de R&D intégré (12 personnes sur cent salariés), mettent sur le marché des matériels de plus en plus performants et complets. Ainsi la gamme de PAC air-eau propose un modèle avec un ballon d'eau chaude intégré et, depuis le printemps, ces PAC sont équipées d'un écran tactile pour en simplifier l'usage et démultiplier les fonctions (mesurer la consommation d'énergie et la puissance de la chaleur restituée, télécharger des mises à jour, commander à distance). Acquisition envisagéePour surmonter cette baisse d'activité, Ajtech doit se diversifier « afin de pouvoir offrir une palette de solutions à nos clients », indique Roger Gubanski. Ainsi, la PME installée dans un site industriel de 14.000 mètres carrés à Guérande (Loire-Atlantique) veut se lancer dans le solaire thermique et le photovoltaïque, probablement via une acquisition, et élargir ses marchés en augmentant sa présence sur le petit tertiaire. Enfin, le troisième levier de croissance sera l'export avec comme ambition de porter en trois ans de 10 % à 30 % la part de chiffre d'affaires réalisée à l'international. Après les pays limitrophes à la France, l'offensive se concentrera sur l'Allemagne, via probablement une prise de participation dans le capital d'un industriel germanique. « Pour se construire à l'international, il est plus facile de s'appuyer sur un autre industriel que sur un fonds », prévient Roger Gubanski qui prévoit déjà un partenariat industriel plutôt qu'une reprise par un autre investisseur à la sortie du fonds Edmond de Rothschild Partners, actionnaire majoritaire depuis deux ans.
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