Les conséquences du stress restent très difficiles à évaluer
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En mars 2008, alors qu'une série de suicides au Technocentre de Renault, à Guyancourt, marquait l'actualité, Xavier Bertrand, alors ministre du Travail, recevait des mains de Philippe Nasse, statisticien et économiste, et Patrick Légeron, médecin psychiatre, un rapport pour définir, mesurer et prévenir le stress au travail. Dans la foulée, le ministre annonçait le lancement d'une enquête nationale, confiée à l'Insee, pour mesurer le stress au travail et identifier les secteurs touchés. Son objectif était que « d'ici deux ou trois ans, la France soit au niveau des pays européens qui apportent les meilleures réponses » en matière de lutte contre le stress.Un an et demi et deux ministres plus tard, le coup de projecteur est à nouveau mis sur ce sujet, cette fois à la suite de la vague de suicides à France Télécome;lécom. Récemment arrivé aux commandes du ministère du Travail, Xavier Darcos entend lui aussi s'attaquer aux risques psychosociaux (lire ci-contre) qui gangrènent les entreprises et ont un coût social, humain et économique particulièrement élevé pour la société.Si les conséquences pour l'individu sont malheureusement bien connues, celles sur l'entreprise le sont beaucoup moins. Le Bureau international du travail évalue les conséquences du stress à « 3 % à 4 % du PIB » tandis que 15 % des arrêts de travail seraient dus à des problèmes psychosociaux.TensionSelon le baromètre stress publié en mars 2009 par l'Observatoire du stress de la CFE-CGC, 69 % des salariés sont tendus ou crispés à cause de leur travail, 77 % estiment que leur charge de travail est plus lourde qu'auparavant et que le stress n'est pas pris en compte dans leur entreprise, et 51 % se sentent découragés à cause de leur travail. De quoi pousser les pouvoirs publics à se mobiliser fortement sur le sujet. I. M.
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