MySpace tente une ultime relance

MySpace n'a pas renoncé. Pionnier des réseaux sociaux, le site, tombé dans l'escarcelle de Rupert Murdoch en 2005 pour 580 millions de dollars, tente une nouvelle relance. Les deux co-présidents, Mikes Jones et Jason Hirschhorn, ont pris mardi pour la première fois la parole depuis leur promotion il y a un mois, au moment où le départ d'Owen Van Natta a été annoncé. L'ancien directeur général de Facebook avait pourtant été recruté 10 mois plus tôt, pour redresser MySpace, Rupert Murdoch écartant définitivement son fondateur Chris DeWolfe. Mais la mayonnaise n'aurait pas pris entre Owen Van Natta et les deux nouveaux co-dirigeants recrutés au même moment. Une nouvelle version« Nous arrivons à un point où nous avons besoin de gens qui y croient », a admis Mike Jones, précisant que les salariés les moins motivés avaient été encouragés à partir tandis qu'en parallèle, de nouveaux talents avaient été embauchés. Alors que l'audience ne cesse de décliner - le nombre de visiteurs uniques a chuté de 129 millions à 119,6 millions dans le monde de janvier 2009 à janvier 2010, de 22 % en Europe en un an à 24 millions de personnes -, une nouvelle version de MySpace devrait être lancée ces prochains mois. L'objectif : accentuer le positionnement du site sur la musique et les contenus médias. Parmi les nouvelles fonctionnalités, la possibilité d'écouter des listes de musique que les autres internautes acceptent de partager. En août 2009, le site avait fait l'acquisition d'iLike, un outil de partage de musique, pour un montant estimé à 20 millions de dollars. MySpace espère attirer de nouveaux utilisateurs, et faire revenir les déserteurs. « Nous ne voulons pas rester à 100 ou à 120 millions d'utilisateurs. Nous voulons atteindre 200 ou 300 millions de personnes », a martelé Jason Hirschhorn, depuis les bureaux de Beverly Hills de MySpace. Si l'audience de MySpace reste élevée, elle n'a rien à avoir avec la fréquentation de Facebook, qui a franchi les 400 millions d'utilisateurs dans le monde. D'ailleurs, le réseau social a dépassé MySpace dès 2008. Les délais sont courtsLa reconquête s'avère ardue, l'expérience montrant que les sites délaissés ne parviennent jamais à faire revenir les internautes. D'autant que dans la musique en ligne, MySpace se frotte à des concurrents de taille, à l'image de Yahoo ou même de Facebook, qui propose dans ses applications, Pandora, un outil de partage de goûts musicaux. Et MySpace a peu de temps pour faire la démonstration de ses capacités de rebond. En août, le contrat de régie publicitaire avec Google à échéance. Jusque là, le moteur de recherche versait un minimum garanti de 300 millions de dollars. Le recul de l'audience a déjà eu comme conséquence une baisse des reversements de Google. Les termes du nouveau contrat pourraient être largement revus à la baisse. Pour le moment, MySpace, un site sur lequel des artistes tel que Lili Allen ont réussi à sortir de l'anonymat, ne sait pas s'il devra procéder à de nouvelles coupes dans ses effectifs. Il a récemment fermé ses bureaux à l'international, notamment en France.

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