Ségolène Royal n'a pas intérêt à une nouvelle guerre
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Parti socialisteSégolène Royal devrait s'exprimer solennellement ce matin sur France Inter sur la controverse soulevée par la parution du livre « Hold-uPS, arnaques et trahisons ». Deux journalistes, Antonin André et Karim Rissouli, y exposent les fraudes présumées lors de l'élection de Martine Aubry à la tête du Parti socialiste en novembre 2008. Avec 102 voix d'avance seulement sur la présidente de Poitou-Charentes.Dès mercredi, Ségolène Royal a assuré avoir « ressenti un choc » et a promis une « déclaration solennelle ». Se donnant ainsi le temps de réfléchir à la meilleure stratégie possible face à une direction du PS qui a serré les rangs derrière la maire de Lille. Même Lionel Jospin est sorti du silence hier pour juger que « la question de la légitimit頻 de Martine Aubry « ne se pose pas ».Pour nombre des proches de Ségolène Royal, la meilleure stratégie serait de ne pas chercher à rallumer les feux, déjà mal éteints, du congrès de Reims. L'ex-candidate de 2007, déjà en campagne pour les régionales de mars prochain, a d'ailleurs déclaré qu'elle était « consciente de la lassitude des militants et de l'image déplorable que cela donne des dirigeants actuels du PS ».une trêve fragileDepuis plusieurs mois, Ségolène Royal et Martine Aubry respectent une trêve qui reste fragile, comme l'ont démontré les tiraillements sur la taxe carbone. L'avocat Jean-Pierre Mignard, qui avait contesté la régularité du scrutin de novembre au nom du camp royaliste, semble lui aussi privilégier l'accalmie. Pour lui, « la réponse n'est évidemment plus dans une procédure en justice, mais dans un changement en profondeur du vieux parti, et notamment dans l'adoption de règles éthiques et démocratiques de fonctionnement. Celles de la République tout simplement ».L'ancien premier secrétaire du PS, François Hollande, suggère pour sa part que, « sans rien oublier, sans rien excuser sur ce qui s'est produit, si c'est le cas, on se remette au travail pour le rassemblement ».Les royalistes devraient faire monter la pression « rénovatrice » lors du conseil national du PS, demain à Paris, où doit être adopté le questionnaire soumis aux militants le 1er octobre et qui prévoit des primaires ouvertes à gauche pour la présidentielle de 2012. Des primaires où Ségolène Royal compte bien prendre sa revanche sur l'appareil du PS. Hélène Fontanaud
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